Itinéraire Zimbabwe #2 : de Hwange aux chutes Victoria

20 Fév 2020

Résumé de l’épisode précédent : Après deux jours dans le confort de l’Afrique du Sud, nous sommes entrés au Zimbabwe. Lors de notre première activité dans le pays, une rencontre à pied avec des rhinocéros a mal tourné et Alexandra a été blessée. Nous avons ensuite découvert le Painted Dog conservation center qui travaille pour une cause qui nous tient particulièrement à cœur : la protection des lycaons de la région.

Le road-trip se poursuit…

Jour 6 : Safari dans Hwange Est

Dans le parc national Hwange, les règles sont claires : à cette saison, les portes ouvrent à 6h et ferment à 18h30. C’est dommage, parce que le soleil se lève plutôt vers 5h20 et du coup, nous ratons un des meilleurs moments de la journée pour observer les animaux. Nous nous levons quand même aux aurores pour avoir le temps de faire la vaisselle et être sur les pistes dès 6h.

Marabout d’Afrique

Grand koudou

La matinée est globalement décevante. Il fait rapidement très chaud et les animaux sont comme nous accablés par le soleil. Difficile de les observer dans ces conditions, d’autant plus que les quelques individus que nous voyons s’enfuient super rapidement. On trouve à chaque point d’eau au moins une carcasse d’éléphant. Avec la sécheresse, ils sont très affaiblis et les lions savent profiter de la situation. Mais avec le soleil et la chaleur, l’odeur est intenable et nous ne pouvons quasiment jamais nous arrêter.

Famille de babouins chacma

Calao leucomèle

Heureusement, en fin de journée et après avoir bien discuté avec un chauffeur local, nous trouvons un groupe de lion avec des lionceaux minuscules ! Ils sont loins et cachés dans les buissons mais aux jumelles, c’est un vrai régal ! Retour au camp. Ce soir, on a le camping pour nous tout seuls. Alors qu’il fait nuit, nous apercevons dans la pénombre un animal qui se déplace comme un wallaby mais qui a une longue queue de rongeur… On découvrira ensuite qu’il s’agit en réalité un lièvre sauteur !

Nuit au Main camp.

Lionceaux et leur mère

Lièvre sauteur

Jour 7 : Traversée de Hwange

Ce matin, nous sortons une nouvelle fois dès l’ouverture des portes. L’objectif du jour, c’est de traverser le parc d’est en ouest. Les lions de la veille n’ont pas bougé mais nous n’apercevons pas les lionceaux. Nous prenons notre petit-déjeuner dans la plateforme de Guvalala, en compagnie d’une maman éléphant et de son tout petit éléphanteau.

Girafe du Cap

Céphalophe couronné

Nous roulons ensuite pendant de longues heures sans observer grand chose si ce n’est de magnifiques hippotragues noirs qui s’échappent malheureusement trop vite à notre goût. Les paysages sont néanmoins jolis. On manque plusieurs fois de se perdre en arrivant dans la partie ouest du parc. Il y a beaucoup de pistes qui ne sont pas toutes sur notre carte et les panneaux se font rares.

Hippotrague noir

Aigle ravisseur en plein déjeuner

Notre boucle de la fin d’après-midi nous emmène à Little Toms, Big Toms et enfin au magnifique Salt Pan. Ce soir, c’est le grand luxe : nous dinons au restaurant du camp.

Nuit à Robins Camp.

Antilope rouanne

Rollier à longs brins

Jour 8 : Safari dans Kazuma Pan

Alors que sortons de notre tente, nous nous rendons compte que le camping est envahi de babouins. Ces petits malins ont réussi à se jouer de la clôture électrique ! On fait une petite boucle matinale et, au moment où l’on décide de quitter Hwange, nous évaluons mal la quantité de boue présente sur la piste et nous nous embourbons ! Par chance, nous réussissons à nous en sortir sans trop de difficultés.

Le plan était de garder une roue dans l’herbe mais ça a complètement raté !

Pendant que Mathieu fait le sale boulot, Alexandra fait du bruit pour éloigner les bêtes !

Femelle Grand koudou

Une fois sortis de Hwange, nous faisons cap à l’ouest en direction de la frontière. Non, nous n’allons pas déjà quitter le pays ! Mais pour rejoindre notre prochaine étape, le parc national Kazuma Pan, il faut que nous nous présentions au poste frontière de Pandamatenga pour obtenir l’autorisation de prendre la piste qui mène au parc mais qui fait également office de frontière avec le Botswana

Nous en croyons à peine nos yeux lorsque nous arrivons au poste frontière de brousse, qui se résume à une barrière et un bâtiment. On a l’impression que rien n’a changé ici depuis au moins 60 ans. Les agents de la frontière nous ouvrent le portail et insistent bien sur le fait que nous ne devons sous aucun prétexte quitter la route avant d’arriver au parc national.

Les 20 kilomètres que nous parcourons sur cette piste font partie des plus beaux moments de notre vie. Nous sommes seuls, loin de tout, sur cette route qui longe les piquets marquant la frontière. La météo est à l’averse et nous régale de la lumière si particulière à ces conditions.

Le poste frontière complètement figé dans le temps

A gauche, le Zimbabwe et à droite, le Botswana

Nous sommes accueillis à Kazuma Pan par une magnifique savane aux grandes herbes jaunes et peuplée d’antilopes rouannes, de cobes des roseaux, de zèbres et de sassabis. On est comblés ! On pique-nique à Insiza, l’un des deux uniques emplacements de camping du parc. Mais les alentours ne nous inspirent pas confiance : il y a bien trop de buissons pouvant dissimuler les bêtes ici !
Sans carte du parc, nous restons sur la piste principale qui le traverse. Absolument seuls au monde, Alexandra surveille les alentours pendant que je dégonfle les pneus (la piste est de plus en plus sablonneuse) et que j’installe le filet pour protéger notre radiateur des herbes hautes. Après une trentaine de kilomètres sans croiser beaucoup de vie, nous arrivons de l’autre côté du parc et nous trouvons notre emplacement de camping. Quand je rentre dans le petit bâtiment qui fait office de toilettes pour regarder son état, une chauve-souris s’envole ! L’angoisse ! Heureusement que nous avons une pelle dans le 4x4…

Nuit à Katshetsheti.

Antilope rouanne

Cobes des roseaux

Guêpier nain tout mouillé

Cobes des roseaux

Jour 9 : Du haut des chutes Victoria

Nous nous levons avec le soleil en espérant apercevoir les hyènes que nous avons entendues la veille au soir. Seulement quelques girafes nous font l’honneur de se montrer. Nous faisons ensuite route vers la nord, par la piste déconseillée par le garde frontière mais complètement approuvée par les rangers… Et on prend notre premier auto stoppeur en chemin. Il nous explique qu’en ce moment, les gens du village doivent dormir dans les champs pour faire fuir les herbivores qui viennent la nuit. Je lui conseille de prendre un lion pour garder son champ à sa place. Il n’y avait pas pensé et ça le fait bien rire…

Calao à bec noir

De retour sur la route goudronnée, je trouve que le 4x4 se comporte bizarrement. Nous nous arrêtons pour regarder : il manque 2 écrous à la roue arrière gauche et les autres sont complètement desserrés. On n’est pas passés loin de l’accident ! Je resserre le tout et nous partons voir les chutes Victoria. Ici, il y a vraiment beaucoup de touristes. À 30 US$ par personne l’entrée, voilà de quoi remplir les caisses de ZimParks ! Mais il faut avouer que les chutes sont superbes, même à cette saison (débit le plus faible de l’année).

Pas d’eau en cette saison de ce côté-là des chutes…

Cossyphe de Heuglin

Guib harnaché

Vervet bleu

Phacochère commun

Nous nous rendons ensuite au parc national Zambezi. Les dames à l’entrée sont adorables et réussissent à nous convaincre de faire la sortie en bateau pour observer le coucher du soleil depuis le fleuve Zambèze. Après avoir roulé quelques dizaines de minutes dans le parc, nous nous rendons compte que les écrous de notre roue sont de nouveau desserrés. J’appelle Bushlore, notre loueur de 4x4 à Johannesburg pour leur expliquer notre problème. Des mécanos viendront demain matin du Botswana pour nous dépanner.

La croisière sur le fleuve est agréable : nous avons notre propre petite table sur le bateau et un serveur nous apporte des boissons fraîches qui nous font beaucoup de bien. Nous faisons abstraction tant bien que mal des autres touristes qui sont sur le bateau et qui ont visiblement un peu trop abusé des bières qui leur ont été proposées. Et oui, les chutes Victoria attirent un tourisme de masse avec tous les inconvénients qui vont avec.

Les gentilles dames de l’entrée du parc nous ont autorisés à dormir au point de camping le plus proche de l’entrée, Kandahar fishing camp, à cause de notre problème mécanique (on était supposés dormir 20km plus loin !).

Bec-ouvert africain

Anhinga d’Afrique

Jour 10 : Safari dans Zambezi

Après avoir profité de notre réveil très matinal (et de la lumière du jour) pour faire la vaisselle et faire un peu de ménage dans le 4x4, on retrouve les mécaniciens à l’entrée du parc. Une petite heure plus tard, nous avons des vis et des écrous neufs et nous sommes prêts à continuer notre voyage l’esprit tranquille.

Nous retournons dans le parc à la recherche de bêtes à observer et photographier. Quelques éléphants et phacochères font l’affaire. Le midi, nous nous arrêtons au site de pique-nique numéro 17, après avoir fui lâchement le numéro 14 (il y avait un petit crocodile qui ne nous inspirait pas confiance au bord de l’eau). L’après-midi, nous nous éloignons de la rivière et découvrons quelques jolis paysages plutôt forestiers. Nous installons notre camp assez tôt pour pouvoir profiter de la fin de journée et du coucher de soleil depuis notre incroyable spot en pleine nature au bord du fleuve Zambèze.

Nuit à Chundu 1.

Martin-chasseur à tête brune

Mangue rayée

C’est pas fini !

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Les péripéties se poursuivent ici

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