L'ours brun

Une bête pas si féroce

Qui est l’ours brun ?

Nom scientifique
Ursus arctos

Taille
de 1,50 m à 3,50 m
debout

Poids 
80-700 kg
60-350 kg

Progéniture
Ourson

Régime alimentaire
Omnivore
(Saumon, baies, herbe,…)

Espérance de vie
  entre 20 et 30 ans

Ours brun ou Grizzly
?

Pourquoi pas les deux ! Les ours bruns désignent l’espèce rencontrée à travers le monde, y compris dans les Pyrénées ! En Amérique du Nord, les grizzlys sont une sous-espèce des ours bruns. Ce sont ceux qui habitent à l’intérieur des terres. Les autres vivant le long des côtes sont de ‘simples’ ours bruns, bien qu’ils soient plus gros !

Les ours bruns n’hibernent pas, ils hivernent ! Autrement dit, leur corps ne se met pas complètement en pause tout l’hiver. Même si leur rythme cardiaque diminue, ils peuvent se réveiller en cas de danger. Les femelles mettent même bas dans leurs tanières.
A la mi-octobre, ce sont les femelles avec leurs petits qui partent hiverner les premiers. Puis c’est au tour des femelles seules, des jeunes mâles et enfin, mi-novembre, des mâles adultes. Ce n’est qu’à partir du mois d’avril que tous sortiront progressivement de leurs abris.

Pour les ours bruns, l’Homme n’est ni un prédateur ni une proie. A moins donc de les prendre par surprise au cours d’une randonnée par exemple, ils auront plutôt tendance à vous fuir qu’à attaquer. Non, ce que craignent avant tout les mères et leurs petits, ce sont les mâles ! Ces derniers tuent les jeunes afin de stopper le cycle des femelles qui deviennent alors de nouveau fertiles.
Un nouveau-né sur deux meurt dans sa 1ère année et dans 80% des cas, un mâle adulte en est la cause.

200 kg

C’est la quantité de graisse stockée par un ours en prévision de l’hiver.

Ce qui n’est pas facile avec les ours bruns, c’est de ne pas les confondre avec leurs cousins ours noirs. Vu leur appellation, on pourrait être tenté de se fier à leurs couleurs mais en réalité, un ours brun peut aussi bien être blond clair que brun foncé. Des nuances parfois très proches de celles des ours noirs.

Non, pour reconnaître un ours brun, il faut se fier à la grosse bosse qu’il a sur le dos ! Et si vous voyez un ours dans un arbre, il y aura fort à parier que ce soit un ours noir. Les bruns sont bien trop grand/gros pour pouvoir grimper aux arbres à l’âge adulte. En revanche, ce sont de très bons nageurs. Et d’excellents pêcheurs !

L’ours brun est omnivore. Herbes, baies, racines, champignons et autres plantes représentent environ 80% de son alimentation. Mais il lui faut quand même stocker suffisamment de graisse pour tenir tout l’hiver. Pour cela, il mange aussi des poissons, des mammifères, voire même des carcasses.
Et c’est là que les ours côtiers ont un gros avantage sur leurs copains grizzlys. Aux mois de juillet et août, les saumons remontent les rivières afin de se reproduire à l’endroit exact où ils sont nés ! La nature est incroyable, n’est-ce pas ? Du coup, les ours bruns en profitent pour faire le plein de poissons. Grâce à cette nourriture très riche, ils sont généralement plus gros que ceux vivant dans les terres qui se nourrissent eux principalement de petits rongeurs.

Certains ours, expérimentés et agiles, s’assoient tout simplement au bord de la rivière et attendent patiemment le moment opportun pour se jeter sur leur cible. D’autres plus jeunes courent dans tous les sens causant la panique chez les saumons. Et dans la confusion, il n’y a plus qu’à attraper sa proie !

Face à une telle abondance de nourriture, les ours bruns d’ordinaire solitaires se tolèrent les uns les autres.  Il y aura à manger pour tout le monde. Et même pour les mouettes ! Aussitôt un saumon attrapé, un nuage d’oiseaux se forme autour de notre pauvre ours. Tous les coups sont alors permis pour récupérer un bout du festin !

Où voir l’ours brun ?

Cette carte est interactive, n’hésitez pas à la survoler.

Pays dans lesquels il existe des populations d’ours bruns sauvages

Pays dans lesquels nous avons déjà observé des ours bruns sauvages

Comment observer l’ours brun ?

Pas si facile d’observer un ours brun. Bien sûr, vous aurez de fortes chances d’en croiser en vous rendant dans un parc comme Denali, en Alaska. Et vous pourrez peut-être même les voir de près. Mais l’observation pourra aussi se faire de loin, voire de très loin. Ce qui peut être frustrant.

Notre conseil : Si comme nous, vous recherchez une rencontre privilégiée, il faudra plutôt miser sur une excursion spéciale ours brun ! Et cela a malheureusement un coût puisqu’il faut généralement se rendre dans des endroits très reculés et préservés, bien souvent accessibles en petit avion de tourisme, voire hydravion.
Ces excursions se réalisent aussi bien à la journée que sur plusieurs jours. Mais dans ce cas-là, il faudra alors soit loger dans des hôtels isolés qui tirent bien évidemment profit de leur situation unique, soit camper en pleine tundra, ce qui implique un guide et une sacré logistique (mais un sentiment incroyable d’être seul au monde).

C’est ainsi que nous sommes partis camper toute une semaine dans le parc national de Katmaï, en Alaska. Au bord d’un lac, sans aucune installation humaine mais avec un sacré guide ! On a vraiment pu déconnecter du reste du monde et profiter des ours qu’on allait observer tous les jours pêcher les fameux saumons qui remontaient les rivières alentours. Un incroyable souvenir que nous partagerons avec vous dans un article dédié.

L’ours brun est-il en danger ?

Estimation de la population mondiale d’ours bruns vivant à l’état sauvage :

L’ours brun est actuellement classé comme une espèce en Préoccupation mineure. Autrefois répandus dans de vastes régions couvrant le Maghreb, le Moyen-Orient, toute l’Europe et même l’Amérique du Nord jusqu’au Mexique, le nombre d’ours bruns a fortement diminué au cours des siècles. Aujourd’hui, ils se concentrent principalement en Russie, aux Etats-Unis et au Canada. Les populations d’Europe et d’Asie sont de petits groupes isolés.

Quelle sont les causes ?

Comme malheureusement beaucoup d’animaux sauvages, les ours bruns pâtissent actuellement du développement humain qui entraîne d’une part une perte d’habitat au profit de villes, d’autoroutes ou d’activités comme l’agriculture, et d’autre part des accidents de la route (voire de  train…).

Et avec des espaces urbains grandissant, difficiles pour les ours de ne pas se laisser attirer par toute la nourriture disponible à proximité. Mais par leur taille et puissance, ils sont hélas souvent perçus comme une menace et en conséquence abattus. D’où la polémique en France à propos des ours des Pyrénées. Longtemps menacés d’extinction dans cette région, une quarantaine d’individus y vivent actuellement. Ce qui ne plait guère aux éleveurs de brebis.

Mais quand ce n’est pas une question de défense, les hommes tuent aussi les ours pour le « plaisir » de la chasse ou pour l’argent. Beaucoup d’ours sont ainsi victimes de braconnage pour leurs pattes mais surtout pour leur bile qui est utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise. On trouve aujourd’hui de nombreuses exploitations en Chine et au Vietnam qui abriteraient plus de 10 000 individus ! Le problème de ce type de commerce étant que les animaux doivent être gardés vivants, enfermés dans des cages, afin d’effectuer des prélèvements quotidiens.

 

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