Où partir en safari en Afrique ?

par | 20 Juil 2019

Choisir sa prochaine destination safari n’est jamais facile ! Les pays et les parcs prêts à vous accueillir sont nombreux mais ne répondent pas tous aux mêmes besoins ! Alors comme on est sympas, on va essayer de vous guider dans vos recherches en partageant avec vous nos expériences ! Donc que vous soyez plutôt partisan du self-drive ou du voyage guidé, que vous craquiez plus pour les phacochères ou pour les léopards, que vous soyez en lune de miel ou à petit budget, chacun devrait y trouver son bonheur !

Afrique du Sud

Parc national Kruger

Kruger, c’est notre petit chouchou ! C’est LE parc idéal pour faire son premier safari. A seulement 4h30 de route de Johannesbourg, le parc est facilement accessible et surtout très vaste. Impossible de tourner en rond à Kruger ! On y circule à son rythme, sans guide et avec sa propre voiture de location. Comme la plupart des routes sont goudronnées, pas besoin de gros 4x4. Des camps sont répartis un peu partout dans le parc avec tout le confort nécessaire : divers types d’hébergements, boutiques, restaurants, stations-essence… Et niveau budget, les prix sont imbattables !

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Kruger?

La quantité et la variété des espèces présentes à Kruger saura ravir débutants comme accros au safari. Eléphants, girafes du Cap, zèbres des plaines, buffles, gnous, hippopotames et hyènes tâchetées sont présents à travers tout le parc. Les félins ne sont pas en reste avec des lions, des léopards et même des guépards.
On y rencontre également beaucoup d’antilopes différentes : les impalas sont les plus nombreuses mais il y a aussi des guibs harnachés, des cobes à croissant, des raphicères champêtres, des grands koudous, des nyalas… La liste est longue !
Avec un peu de chance, vous pourrez même observer les fameux lycaons ou les très menacés rhinocéros blancs et noirs.
Mieux vaut donc prévoir un pocket guide des animaux (et des oiseaux !) d’Afrique du sud pour s’y retrouver.

Quand aller à Kruger ?

Comme on est ici dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées et pour partir en safari, on distingue deux périodes.

La saison sèche s’étend d’avril à octobre. Comme on est en hiver, les températures sont plus douces et il ne pleut quasiment pas. Les animaux se regroupent d’avantage aux points d’eau. Les herbes sont jaunies et rases, ce qui permet de trouver plus facilement les bêtes.

La saison humide s’enchaîne ensuite de novembre à mars, pendant l’été austral. Les températures montent, les averses sont plus nombreuses et les animaux s’éparpillent d’avantage dans le parc. Les herbes hautes rendent parfois leur observation difficile. En revanche, avec une végétation plus verte et des ciels orageux, les photos n’en sont que plus jolies ! Surtout qu’à cette saison, vous aurez plus de chance de voir des nouveaux-nés, notamment d’impalas, et des oiseaux migrateurs.

Mais quelle que soit la saison à laquelle vous vous rendrez à Kruger, vous ne devriez pas repartir déçu. Les animaux sont toujours au rendez-vous !

Un parc tout en longueur

Le parc s’étend sur 350km de long et en conséquence, les paysages changent pas mal. Mais même si les rhinocéros fréquentent plutôt le sud broussailleux du parc, les félins arpentent plutôt les plaines du centre et les oiseaux raffolent des forêts et des rivières de l’extrême nord, globalement on trouve de tout partout ! Il n’y a pas de règle, c’est la nature et les animaux circulent librement.

Une très haute saison

La période qui s’étend du 15 décembre au 15 janvier correspond aux vacances d’été des sud-africains. On se retrouve alors en très haute saison touristique. Les prix grimpent, on croise plus de monde. pensez à réserver bien en avance si vous prévoyez de partir à ces dates-là !

Ce qu’on a le plus aimé : la liberté de vivre son safari comme il nous plait avec beaucoup d’animaux différents à découvrir.

Ce qu’on a le moins aimé : la végétation dense et broussailleuse qui ne met clairement pas les animaux en valeur sur les photos et nous complique bien la tâche.

Pour vous aider à préparer votre voyage dans ce super parc, découvrez « Notre guide du parc Kruger ».
Et sinon, venez jeter un coup d’œil à notre page Afrique du Sud pour en apprendre plus sur les animaux du pays !

Kenya

Quand partir au Kenya ?

Comme le Kenya est traversé par l’équateur, la durée des  journées reste contante tout au long de l’année. Et niveau climat, il faut distinguer deux types de saisons :

les saisons sèches : de décembre à mars et de juin à octobre.
Les prix sont élevés, il y a beaucoup de touristes car les animaux sont plus facilement observables dans les herbes courtes ou regroupés autour des rares points d’eau. Par contre avec la sécheresse, les paysages sont moins beaux.
Les mois de juin et septembre-octobre sont toutefois un assez bon compromis pour éviter la très haute saison.

les saison des pluies : la petite en novembre et la grande en avril-mai.
Les prix baissent, on est plus tranquille pour profiter de son safari. Les températures sont plus fraîches et les orages offrent de beaux ciels gris charbon. La végétation est très belle mais cache d’avantage les animaux qui sont plus dispersés que d’habitude.

Les safaris au Kenya font partis des plus beaux d’Afrique. Et ça se ressent clairement niveau budget ! Les entrées des parcs nationaux comme les nuits en lodges sont très chères. La plupart des gens voyagent via un tour opérateur, avec un chauffeur-guide sur place. L’inconvénient, c’est que vous n’allez pas à votre rythme, il faudra apprendre à se laisser porter. En revanche, votre guide connaîtra bien les parcs, les différents endroits où trouver les animaux. Et surtout, il sera en communication permanente avec les autres groupes présents. Vous aurez donc plus de chance d’observer félins ou rhinocéros.

Réserve nationale du Masaï Mara

Le Masaï Mara est un vrai petit bijou ! Cette réserve est un lieu de safari mondialement reconnu. Impossible d’en repartir déçu. Les paysages sont magnifiques et les animaux nombreux, félins inclus ! On se croirait ici au coeur du royaume du Roi Lion, dans un vrai documentaire animalier.
La réserve est le prolongement côté Kenya du célèbre Serengeti tanzanien. Entre plaines vallonnées, forêts et lits de rivières asséchées, chaque animal a son propre territoire. Mais le clou du spectacle reste la rivière Mara, célèbre pour la grande migration annuelle des gnous en l’été.

Au fait, on parle ici de réserve et non de parc car les Maasaï habitent toujours sur place. Ne soyez donc pas étonné de croiser des troupeaux de bétails en train de paître à l’intérieur.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer au Masaï Mara ?

Si la réserve attire tant de visiteurs, c’est avant tout pour ses félins très facilement observables. Les lions sont partout et il n’est pas rare d’assister à une chasse ou du moins, de les trouver en plein dîner. Les guépards sont également présents ainsi que les léopards, souvent endormis dans un arbre au bord du lit d’une rivière. Quelques rhinocéros noirs subsitent (les blancs étant définitivement éteints suite au braconnage) mais leur observation reste difficile. Ils sont généralement cachés dans les buissons.
Mais un safari ne serait pas un safari sans éléphants, hyènes tachetées, chacals à chabraque, buffles, gnous, zèbres des plaines, girafes masaï, phacochères, autruches… Le long de la rivière Mara, les hippopotames s’entassent aux côtés des crocodiles. Côté antilopes, la réserve abrite également de nombreux cobes à croissant, bubales de Coke, topis, impalas ou encore gazelles de Grant et de Thompson.
Il n’est pas rare de se retrouver au beau milieu d’immenses troupeaux d’herbivores. Et comme ils sont habitués aux voitures, on peut généralement observer de très près tout ce petit monde.

La grande migration des gnous

Tout commence au Serengeti, en Tanzanie. Les femelles gnous profitent de la saison des pluies en début d’année pour donner naissance à de nombreux petits. Mais la pluie cesse et l’herbe se fait de plus en plus rare. Les troupeaux de gnous mais aussi d’herbivores tels les zèbres et les gazelles de Thompson décident de suivre  la mousson pour survivre. Ils migrent alors vers le nord, parcourant jusqu’à 800km !
C’est aux alentours de juin/juillet que se produit alors un spectacle incroyable. Les animaux n’ont pas le choix, ils doivent franchir la rivière Mara pour accéder aux grandes plaines vertes qui les attendent au Kenya, dans la réserve du Masaï Mara. La traversée ne se fait qu’en certains points, et pas les plus faciles. Les parois sont abruptes, le passage étroit. Et les crocodiles s’amassent pour attendre patiemment la gueule ouverte les pauvres bêtes.
Avec près de 2 millions de gnous, 400 000 zèbres et 300 000 gazelles de Thompson, les victimes sont nombreuses. Les animaux se bousculent, s’écrasent, se noient… Quand ils ne se font pas attaquer par des prédateurs. Et même les charognards tels les vautours, les chacals et les hyènes sont au rendez-vous annuel !

Ce qu’on a le plus aimé : observer beaucoup de félins et souvent actifs !

Ce qu’on a le moins aimé : l’accès au parc. Il faut bien compter 5-6 heures de route depuis Nairobi et une bonne partie se fait sur de la piste toute cabossée ! On était contents de rester plusieurs jours sur place pour en profiter parce qu’ensuite, il a fallu refaire le chemin en sens inverse pour rejoindre les autres parcs.

Parc national Amboseli

Voici le plus vieux parc du Kenya ! Il n’est pas bien grand mais si on vient avant tout ici, c’est pour profiter de la vue : on est au pied du mont Kilimandjaro ! Il n’est certes pas évident de l’apercevoir au travers des nuages mais ceux qui se lèveront tôt seront généralement récompensés !
Les paysages d’Amboseli changent beaucoup de ceux du Masaï Mara. On y longe un lac et de nombreux marécages. Et comme nous y étions en saison des pluies, tout y était très vert et les animaux étaient les pattes dans l’eau. Des centaines de flamants roses barbotaient dans un lac si calme qu’il reflétait le ciel et ses petits nuages. On y était comme dans un rêve !
Peu de lodges à l’intérieur, mieux vaut anticiper sa réservation.

Diversité des espèces

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Beauté des paysages

Quels animaux observer à Amboseli ?

Amboseli ne doit pas sa célébrité qu’au Kilimandjaro. En réalité, si l’on vient ici, c’est aussi pour les nombreux éléphants qui occupent le parc. Epargnés par le braconnage, ils seraient aujourd’hui près de 1500 individus. Alors chacun espère repartir avec sa photo d’éléphants posant sagement devant le Kili surmonté de ses neiges éternelles !
Pour ce qui est du reste, les félins sont beaucoup moins présents ici. Ce qui ne nous a tout de même pas empêchés d’observer une famille de lions chassant des buffles ! Les rhinocéros sont malheureusement les grands absents. En revanche, gnous, zèbres des plaines, hippopotames et antilopes parcourent les marécages du parc. Beaucoup de hyènes tachetées vivent également ici !
Le parc abrite aussi de nombreux oiseaux : ombrettes africaines, pygargues vocifères, flamants roses, jabirus, hérons… Tout le monde était là pour profiter de l’eau présente en abondance.

Ce qu’on a le plus aimé : le changement total de décor ! Quitter les plaines poussiéreuses des autres parcs pour les marécages très verts et pleins de vie d’Amboseli.

Ce qu’on a le moins aimé : loger à l’extérieur du parc, à environ 30min de la porte, et ne pas pouvoir profiter du lever et du coucher du soleil dans la savane.

Parc national Tsavo

La région de Tsavo couvre une immense zone comprise entre le parc d’Amboseli et la côte océanique. Elle est découpée en deux parcs bien distincts, le Tsavo Ouest et le Tsavo Est.
L’endroit est avant tout célèbre pour ses animaux rouges, au couleur de la terre dont ils se recouvrent pour se protéger du soleil et des parasites. L’effet Waouh est garanti !
Même si les populations d’éléphants et de rhinocéros de Tsavo ont beaucoup souffert du braconnage par le passé, elles repartent aujourd’hui doucement à la hausse.
Les parcs sont immenses et peu de pistes permettent couvrir les distances. Il n’est donc pas toujours facile de croiser la route d’animaux. De très chouettes lodges sont implantés à l’intérieur permettant de profiter au maximum de son safari.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Tsavo Ouest

Incontestablement le plus beau des deux ! On trouve ici beaucoup de relief avec des collines, des cratères. On se croirait dans une pub pour Volvic. Les pistes serpentent au travers d’une végétation verte et abondante. C’est magnifique. Par contre, les animaux sont vraiment bien camouflés ! La petite surprise, ce sont des coulées de lave présentent dans certaines zones du parc. La roche noire remplace les arbres et les herbes hautes. Peu d’animaux s’aventurent ici, à l’exception de quelques oréotragues et de leurs prédateurs, les léopards. Le reste de Tsavo Ouest abrite des petits mammifères tels les damans des rochers, des primates avec les cercopithèques à collier blanc, de belles antilopes rares comme les petits koudous ou les oryx à oreilles frangées, ou encore des hyènes, zèbres des plaines, éléphants, hippopotames et de nombreux diks-diks de Kirk. Mais notre meilleur moment a été notre rencontre avec la très particulière pintade vulturine…!

Tsavo Est

Ici, les plaines arides remplacent les collines verdoyantes. On traverse de grandes étendues désertiques et bien que la perspective soit dégagée, les animaux restent difficiles à observer car très dispersés. Mais le parc abrite tout de même les plus grandes familles d’éléphants du Kenya. On y trouve également la rare gazelle de Waller, également appelée antilope girafe à cause de son (très) long cou. Petits koudous, diks-diks de Kirk, cobes à croissant, girafes masaï, chacals à chabraque, lions, zèbres des plaines habitent aussi ici. Parmi les oiseaux, nous avons même pu observer des autruches de Somalie avec leur peau grise.

Ce qu’on a le plus aimé : la petite marche à l’ombre le long de l’eau pour aller voir les sources Mzima qui alimentent en partie la ville de Mombasa. Comme toujours, il y a beaucoup de vie autour des rivières : pygargues vocifères, martins-pêcheurs pies, hérons striés, crocodiles, varans… Et ça fait vraiment du bien de se dégourdir un peu les jambes après une semaine de voiture !

Ce qu’on a le moins aimé : rouler toute une journée sous le cagnard de Tsavo Est sans quasiment rien voir !

Namibie

Parc national d’Etosha

Situé au nord de la Namibie, Etosha est avant tout célèbre pour son pan, un immense marais salant qui se retrouvera sur une grande partie de vos photos !

Ici, pas besoin de guide, vous pouvez vivre votre safari à votre rythme. Le parc abrite 5 camps et chacun regroupe des hébergements allant du simple emplacement de camping au chalet avec vue sur la savane, des restaurants, des boutiques et des stations-essence.
On se déplace avec sa propre voiture, pas besoin de 4x4, sauf peut-être en saison des pluies.

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Quels animaux observer à Etosha ?

On retrouve à Etosha tous les grands classiques d’un safari (éléphants, girafes d’Angola, zèbres des plaines et zèbres de montagne de Hartmann, guépards, lions, hyènes tachetées, chacals à chabraque…) à l’exception des animaux qui ont besoin de beaucoup d’eau. Donc pas de buffles, ni d’hippopotames ou de crocodiles. Mais la Namibie est aussi l’occasion de découvrir des oiseaux comme les fascinants messagers sagittaires ou les diverses outardes qui parcourent les hautes herbes, des belles antilopes telles les gemsboks et les springboks ou encore les menacés rhinocéros noirs !

Quand aller à Etosha ?

La saison sèche à Etosha correspond à l’hiver. Elle s’étend de mai à octobre. A ce moment là, il ne pleut quasiment pas et les températures sont plus douces, voire carrément froides la nuit. Le pan est très sec et forme une grande étendue blanche qui se prolonge à perte de vue. Le parc se couvre alors d’une poussière blanche issue de l’argile du marais. Les herbes basses permettent de mieux trouver les animaux qui ont de toute façon tendance à se regrouper autour des quelques points d’eau restants. Pensez à bien réserver à l’avance, on est en haute saison touristique !

En revanche, pendant la saison des pluies entre novembre et avril, c’est tout l’inverse. On est en été, les températures montent beaucoup, atteignant parfois les 40°C, et les pluies transforment le désert salin en une véritable oasis de verdure. Il y a moins de poussière mais plus de boue, ce qui peut par contre rendre la conduite à travers le parc difficile. Les animaux sont eux plus dispersés et donc plus durs à observer. En revanche, c’est le meilleur moment de l’année pour voir des nouveaux-nés, des oiseaux migrateurs en provenance de l’hémisphère nord ou même des flamants roses regroupés autour du pan !

Deux parties bien distinctes

Autrefois, seule la partie Est du parc autour du pan était accessible à tout le monde. Mais aujourd’hui il est désormais possible de traverser Etosha d’Ouest en Est, sur près de 400kms. Et avec une telle distance, on voit les paysages évoluer  d’un bout à l’autre.

A l’Est, c’est le pan et sa poussière blanche qui recouvre tout, de la végétation aux animaux.

A l’Ouest, la terre devient plus rouge et vous aurez peut-être la chance de rencontrer la rare impala à face noire ou encore le zèbre de montagne de Hartmann !

Ce qu’on a le plus aimé : les points d’eau un peu partout dans le parc mais aussi et surtout juste au bord des camps. On y passe des heures à regarder les animaux aller et venir. Même la nuit !

Ce qu’on a le moins aimé : prendre des photos avec une forte lumière, des paysages très clairs et des animaux très contrastés ! C’est clairement pas une bonne combinaison. Les photos prises à Etosha se distinguent vraiment de celles des autres parcs d’Afrique !

Si vous voulez en savoir plus sur ce pays et les animaux qu’on y a vus, découvrez notre page Namibie !

Ouganda

Quand partir en Ouganda ?

L’Ouganda se situe en plein sur l’équateur, ce qui signifie qu’ici le climat est toujours favorable. Les températures sont agréables tout au long de l’année ! Et bien que des saisons sèches et humides se distinguent, les pluies ne sont pas suffisamment fortes pour gâcher un séjour. Mieux encore, les prix chutent fortement à ces périodes là, y compris pour aller voir les gorilles, ce qui peut permettre de réaliser une belle économie.

Saison sèche : de décembre à mars et de juin à septembre.
Saison humide : d’avril à mai et d’octobre à novembre.

Les paysages changent beaucoup du nord au sud du pays. Et si nous avons eu très chaud à Kampala ou dans les plaines du parc de Murchison Falls, les forêts et les régions montagneuses du sud comme à Bwindi étaient elles beaucoup plus fraîches et humides.

Retrouvez notre itinéraire complet en Ouganda ici.
On a également partagé une jolie page Ouganda pour en découvrir plus sur le pays et ses animaux.

Parc national de Murchison Falls

Situé au nord-ouest de l’Ouganda, Murchison Falls est le plus grand parc du pays. Il doit avant tout sa célébrité au fleuve Nil Victoria qui le traverse de part en part et forme à un certain endroit du parc des chutes hautes de 43m. A leur sommet, on s’émerveille devant le débit et la puissance de l’eau qui s’écoule difficilement au travers des rochers. A leur pied, on croise les doigts pour que la petite embarcation qui nous promène sur l’eau résiste au courant et qu’on ne finisse pas mangés par des crocodiles ! Ici, on est très loin de l’Afrique désertique. La végétation est abondante et la savane comme dans nos rêves.
Le parc abrite plusieurs lodges et un ferry traverse la rivière. Selon vos envies, vous pourrez aussi bien le visiter avec un chauffeur-guide qu’en self-drive.

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Quels animaux observer à Murchison Falls ?

Toute l’eau du parc attire de nombreux  animaux tels les hippopotames, les crocodiles ou encore les buffles. Mais en réalité, tout le monde vient boire au bord de la rivière  ! On observe également beaucoup d’oiseaux et en particulier la rare bec-en-sabot du Nil, un oiseau tout droit sorti de la Préhistoire qui aime la solitude !
Le parc abrite aussi des éléphants, des félins, des primates (patas, babouins anubis et vervets bleus), des girafes de Rotschild (il n’y en a pas dans tout le pays !) et de nombreuses antilopes comme les cobes à croissant ou les cobes de l’Ouganda ainsi que les ourébis et bubales rouges. Mais pas de zèbres par contre !

Ce qu’on a le plus aimé : trouver tout seul comme des grands des becs-en-sabot et les observer d’assez près pendant aussi longtemps qu’on le voulait !

Ce qu’on a le moins aimé : des prédateurs très timides qui n’ont pas voulu venir à nous.

Parc national Kibale

Kibale est un parc un peu spécial puisqu’on y vient avant tout pour observer des chimpanzés. Il abriterait aujourd’hui quelque chose comme 1 500 individus ! La rencontre est quasi assurée. Ils vivent dans une immense forêt, très dense, qui abrite également 12 autres espèces de primates, 325 espèces d’oiseaux et tout de même quelques mammifères parmi lesquels léopards, buffles et céphalophes. Mais soyons honnêtes, vous serez tellement excités de marcher à la recherche des chimpanzés, que vous devriez en oublier tout le reste !
Le trek s’effectue en petits groupes menés par des rangers du parc. Il faut impérativement acheter un permis à l’avance !

Diversité des espèces

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Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : découvrir les primates et apprendre à les aimer ! Jusqu’ici notre expérience se limitait aux petits singes que l’on rencontre dans les endroits très touristiques d’Asie ou même d’Afrique. Mais à Kibale, la présence de l’Homme n’a pas affecté de la même manière leur mode de vie.

Ce qu’on a moins aimé : Etre rejoints par un autre groupe de touristes quand notre ranger a trouvé la famille de chimpanzés. On était vraiment beaucoup.

Découvrez l’article « Notre trek aux chimpanzés dans la forêt de Kibale » dans lequel on vous raconte toute l’aventure !

Parc national Queen Elizabeth

A seulement 4h de route de la capitale Kampala, le parc de Queen Elizabeth est très grand. Il s’étire le long de la frontière avec la République Démocratique du Congo sans pour autant présenter d’insécurité. Ses lacs de cratère rappellent l’ancienne activité volcanique de la région et ses grandes plaines de savane arborée sont splendides. Le canal de Kazinga qui parcourt le parc, reliant deux lacs sur une trentaine de kms, est l’occasion de s’essayer au safari sur l’eau !
Mais le parc est avant tout célèbre pour son secteur sud, Ishasha, qui abrite une rare population de lions arboricoles.
Ici aussi, vous pourrez choisir de partir en self-drive ou avec un guide. Le parc abrite plusieurs lodges de qualité.

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Quantité d’animaux

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Quels animaux observer à Queen Elizabeth ?

La faune de Queen Elizabeth est assez proche de celle de Murchison Falls. Autour du canal, on trouve de nombreux hippopotames et ils ne sont pas toujours ravis de nous voir approcher dans notre petit bateau. Avec eux, crocodiles du Nil, martins-pêcheurs, becs-en-ciseaux d’Afrique, pélicans ou encore jabiru… La liste est longue.
Dans les plaines, topi et cobes ougandais cotoient buffles, éléphants, hyènes tachetées, léopards ou encore lions. Mais ces derniers sont souvent bien cachés dans les buissons ou même carrément dans d’énormes arbres de type ficus. En cherchant bien, on peut les trouver en train de dormir à cheval sur les branches, dans la fraîcheur de la végétation. Avec un peu de chance, vous apercevrez peut-être même un mâle à crinière noire…!
La grue royale, symbole du pays, fréquente aussi le parc. A ses côtés, aigles huppards, circaètes, vautours palmistes, guêpiers et rolliers…
Malheureusement les grands absents du parc restent les girafes et les zèbres.

Ce qu’on a le plus aimé : les lions arboricoles en train de dormir dans les branches tels des chats sur un canapé !

Ce qu’on a le moins aimé : le parc est grand, les animaux plus dispersés. On a parfois eu l’impression de beaucoup rouler sans trop voir de bêtes et quand on en trouvait, c’était souvent les mêmes…

Forêt impénétrable de Bwindi

La parc de Bwindi est quasiment unique au monde. Il abrite près de la moitié de la population mondiale de gorilles de montagne, l’autre partie vivant dans les Virunga en République démocratique du Congo. Ces animaux sont aujourd’hui gravement menacés d’extinction et c’est en visitant le parc et en achetant un permis pour partir à leur rencontre que vous pourrez participer à leur protection !

C’est en petit groupe mené par des rangers du parc que vous partirez à pied à la recherche des gorilles. Et le nom de « forêt impénétrable » prend rapidement son sens. Mais une fois face aux gorilles, que ce soit des bébés en train de jouer, un mâle dominant de 2m de haut en train de déjeuner ou une femelle tranquillement allongée dans les buissons, on oublie vite tout le reste.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : avoir le sentiment de partir à l’aventure pour observer les gorilles dans leur habitat naturel.

Ce qu’on a le moins aimé : une fois face aux gorilles, on a 1h tout pile pour les observer. Et ça passe vraiment trop vite !

Lisez notre article « Trek aux gorille de montagne à Bwindi » pour vivre avec nous cette belle aventure !

Parc national Mgahinga

Bienvenue dans le plus petit parc d’Ouganda. On est ici dans le coin sud-ouest du pays, à cheval sur trois volcans éteints de la chaîne des Virunga. Le parc se prolonge en réalité au delà des frontières, en RDC et au Rwanda. Et pour cause, il abrite une petite population de gorilles de montagne ainsi que les moins connus, mais tout aussi rares, singes dorés (sous-espèce des cercopithèques à diadème) qui vivent dans des bambous en altitude. Des rangers guident les touristes à la recherche des petits primates. Des oiseaux et d’autres mammifères habitent le parc mais ils sont généralement difficiles à observer.

Diversité des espèces

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Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : voir les singes dorés sauter de bambou en bambou au-dessus de nos têtes.

Ce qu’on a le moins aimé : la brume qui est tombée alors qu’on était avec les singes et la pluie sur le chemin du retour !

Parc national Lake Mburo

Voilà un parc qui nous a beaucoup rappelé le parc Kruger en Afrique du Sud. On trouve ici des paysages moins ouverts que dans les autres parcs d’Ouganda : des forêts d’acacias, des collines, des marécages… Bref, moins de visibilité et plus de broussailles. En revanche, les animaux y sont également plus nombreux et les espèces plus variées. On a beaucoup aimé visiter cet endroit et on le recommande.

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Quels animaux observer à Lake Mburo ?

Si le parc abrite peu de prédateurs (hyènes et léopards uniquement), il regorge d’herbivores ! On y a ainsi croisé nos premiers élands et zèbres des plaines, jusqu’ici grands absents du voyage. Des girafes de Rotschild y étaient également nombreuses. Mais ici, les stars sont les impalas et les mangoustes rouges qui ne vivent que dans cet endroit du pays. Pour le reste, on retrouve nos amis buffles, hippopotames, cobes à croissant, guibs harnachés, vervets tantales et bien d’autres encore.

Ce qu’on a le plus aimé : la densité d’animaux ! Les rencontres étaient nombreuses et il ne nous en faut pas plus pour être heureux !

Ce qu’on a le moins aimé : la broussaille qui se met souvent devant les animaux sur les photos…

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