Où partir en safari en Afrique ?

10 Jan 2020

Choisir sa prochaine destination safari n’est jamais facile ! Les pays et les parcs prêts à vous accueillir sont nombreux mais ne répondent pas tous aux mêmes besoins ! Alors comme on est sympas, on va essayer de vous guider dans vos recherches en partageant avec vous nos expériences ! Donc que vous soyez plutôt partisan du self-drive ou du voyage guidé, que vous craquiez plus pour les phacochères ou pour les léopards, que vous soyez en lune de miel ou à petit budget, chacun devrait y trouver son bonheur !

Afrique du Sud

Parc national Kruger

Kruger, c’est notre petit chouchou ! C’est LE parc idéal pour faire son premier safari. A seulement 4h30 de route de Johannesbourg, le parc est facilement accessible et surtout très vaste. Impossible de tourner en rond à Kruger ! On y circule à son rythme, sans guide et avec sa propre voiture de location. Comme la plupart des routes sont goudronnées, pas besoin de gros 4×4. Des camps sont répartis un peu partout dans le parc avec tout le confort nécessaire : divers types d’hébergements, boutiques, restaurants, stations-essence… Et niveau budget, les prix sont imbattables !

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Kruger?

La quantité et la variété des espèces présentes à Kruger saura ravir débutants comme accros au safari. Eléphants, girafes du Cap, zèbres des plaines, buffles, gnous, hippopotames et hyènes tâchetées sont présents à travers tout le parc. Les félins ne sont pas en reste avec des lions, des léopards et même des guépards.
On y rencontre également beaucoup d’antilopes différentes : les impalas sont les plus nombreuses mais il y a aussi des guibs harnachés, des cobes à croissant, des raphicères champêtres, des grands koudous, des nyalas… La liste est longue !
Avec un peu de chance, vous pourrez même observer les fameux lycaons ou les très menacés rhinocéros blancs et noirs.
Mieux vaut donc prévoir un pocket guide des animaux (et des oiseaux !) d’Afrique du sud pour s’y retrouver.

Quand aller à Kruger ?

Comme on est ici dans l’hémisphère sud, les saisons sont inversées et pour partir en safari, on distingue deux périodes.

La saison sèche s’étend d’avril à octobre. Comme on est en hiver, les températures sont plus douces et il ne pleut quasiment pas. Les animaux se regroupent d’avantage aux points d’eau. Les herbes sont jaunies et rases, ce qui permet de trouver plus facilement les bêtes.

La saison humide s’enchaîne ensuite de novembre à mars, pendant l’été austral. Les températures montent, les averses sont plus nombreuses et les animaux s’éparpillent d’avantage dans le parc. Les herbes hautes rendent parfois leur observation difficile. En revanche, avec une végétation plus verte et des ciels orageux, les photos n’en sont que plus jolies ! Surtout qu’à cette saison, vous aurez plus de chance de voir des nouveaux-nés, notamment d’impalas, et des oiseaux migrateurs.

Mais quelle que soit la saison à laquelle vous vous rendrez à Kruger, vous ne devriez pas repartir déçu. Les animaux sont toujours au rendez-vous !

Un parc tout en longueur

Le parc s’étend sur 350km de long et en conséquence, les paysages changent pas mal. Mais même si les rhinocéros fréquentent plutôt le sud broussailleux du parc, les félins arpentent plutôt les plaines du centre et les oiseaux raffolent des forêts et des rivières de l’extrême nord, globalement on trouve de tout partout ! Il n’y a pas de règle, c’est la nature et les animaux circulent librement.

Une très haute saison

La période qui s’étend du 15 décembre au 15 janvier correspond aux vacances d’été des sud-africains. On se retrouve alors en très haute saison touristique. Les prix grimpent, on croise plus de monde. pensez à réserver bien en avance si vous prévoyez de partir à ces dates-là !

Ce qu’on a le plus aimé : la liberté de vivre son safari comme il nous plait avec beaucoup d’animaux différents à découvrir.

Ce qu’on a le moins aimé : la végétation dense et broussailleuse qui ne met clairement pas les animaux en valeur sur les photos et nous complique bien la tâche.

Pour vous aider à préparer votre voyage dans ce super parc, découvrez « Notre guide du parc Kruger ».
Et sinon, venez jeter un coup d’œil à notre page Afrique du Sud pour en apprendre plus sur les animaux du pays !

Kenya

Quand partir au Kenya ?

Comme le Kenya est traversé par l’équateur, la durée des  journées reste contante tout au long de l’année. Et niveau climat, il faut distinguer deux types de saisons :

les saisons sèches : de décembre à mars et de juin à octobre.
Les prix sont élevés, il y a beaucoup de touristes car les animaux sont plus facilement observables dans les herbes courtes ou regroupés autour des rares points d’eau. Par contre avec la sécheresse, les paysages sont moins beaux.
Les mois de juin et septembre-octobre sont toutefois un assez bon compromis pour éviter la très haute saison.

les saison des pluies : la petite en novembre et la grande en avril-mai.
Les prix baissent, on est plus tranquille pour profiter de son safari. Les températures sont plus fraîches et les orages offrent de beaux ciels gris charbon. La végétation est très belle mais cache d’avantage les animaux qui sont plus dispersés que d’habitude.

Les safaris au Kenya font partis des plus beaux d’Afrique. Et ça se ressent clairement niveau budget ! Les entrées des parcs nationaux comme les nuits en lodges sont très chères. La plupart des gens voyagent via un tour opérateur, avec un chauffeur-guide sur place. L’inconvénient, c’est que vous n’allez pas à votre rythme, il faudra apprendre à se laisser porter. En revanche, votre guide connaîtra bien les parcs, les différents endroits où trouver les animaux. Et surtout, il sera en communication permanente avec les autres groupes présents. Vous aurez donc plus de chance d’observer félins ou rhinocéros.

Parc national Amboseli

Voici le plus vieux parc du Kenya ! Il n’est pas bien grand mais si on vient avant tout ici, c’est pour profiter de la vue : on est au pied du mont Kilimandjaro ! Il n’est certes pas évident de l’apercevoir au travers des nuages mais ceux qui se lèveront tôt seront généralement récompensés !
Les paysages d’Amboseli changent beaucoup de ceux du Masaï Mara. On y longe un lac et de nombreux marécages. Et comme nous y étions en saison des pluies, tout y était très vert et les animaux étaient les pattes dans l’eau. Des centaines de flamants roses barbotaient dans un lac si calme qu’il reflétait le ciel et ses petits nuages. On y était comme dans un rêve !
Peu de lodges à l’intérieur, mieux vaut anticiper sa réservation.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Amboseli ?

Amboseli ne doit pas sa célébrité qu’au Kilimandjaro. En réalité, si l’on vient ici, c’est aussi pour les nombreux éléphants qui occupent le parc. Epargnés par le braconnage, ils seraient aujourd’hui près de 1500 individus. Alors chacun espère repartir avec sa photo d’éléphants posant sagement devant le Kili surmonté de ses neiges éternelles !
Pour ce qui est du reste, les félins sont beaucoup moins présents ici. Ce qui ne nous a tout de même pas empêchés d’observer une famille de lions chassant des buffles ! Les rhinocéros sont malheureusement les grands absents. En revanche, gnous, zèbres des plaines, hippopotames et antilopes parcourent les marécages du parc. Beaucoup de hyènes tachetées vivent également ici !
Le parc abrite aussi de nombreux oiseaux : ombrettes africaines, pygargues vocifères, flamants roses, jabirus, hérons… Tout le monde était là pour profiter de l’eau présente en abondance.

Ce qu’on a le plus aimé : le changement total de décor ! Quitter les plaines poussiéreuses des autres parcs pour les marécages très verts et plein de vie d’Amboseli.

Ce qu’on a le moins aimé : loger à l’extérieur du parc, à environ 30min de la porte, et ne pas pouvoir profiter du lever et du coucher du soleil dans la savane.

Réserve nationale du Masaï Mara

Le Masaï Mara est un vrai petit bijou ! Cette réserve est un lieu de safari mondialement reconnu. Impossible d’en repartir déçu. Les paysages sont magnifiques et les animaux nombreux, félins inclus ! On se croirait ici au coeur du royaume du Roi Lion, dans un vrai documentaire animalier.
La réserve est le prolongement côté Kenya du célèbre Serengeti tanzanien. Entre plaines vallonnées, forêts et lits de rivières asséchées, chaque animal a son propre territoire. Mais le clou du spectacle reste la rivière Mara, célèbre pour la grande migration annuelle des gnous en l’été.

Au fait, on parle ici de réserve et non de parc car les Maasaï habitent toujours sur place. Ne soyez donc pas étonné de croiser des troupeaux de bétails en train de paître à l’intérieur.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer au Masaï Mara ?

Si la réserve attire tant de visiteurs, c’est avant tout pour ses félins très facilement observables. Les lions sont partout et il n’est pas rare d’assister à une chasse ou du moins, de les trouver en plein dîner. Les guépards sont également présents ainsi que les léopards, souvent endormis dans un arbre au bord du lit d’une rivière. Quelques rhinocéros noirs subsitent (les blancs étant définitivement éteints suite au braconnage) mais leur observation reste difficile. Ils sont généralement cachés dans les buissons.
Mais un safari ne serait pas un safari sans éléphants, hyènes tachetées, chacals à chabraque, buffles, gnous, zèbres des plaines, girafes masaï, phacochères, autruches… Le long de la rivière Mara, les hippopotames s’entassent aux côtés des crocodiles. Côté antilopes, la réserve abrite également de nombreux cobes à croissant, bubales de Coke, topis, impalas ou encore gazelles de Grant et de Thompson.
Il n’est pas rare de se retrouver au beau milieu d’immenses troupeaux d’herbivores. Et comme ils sont habitués aux voitures, on peut généralement observer de très près tout ce petit monde.

La grande migration des gnous

Tout commence au Serengeti, en Tanzanie. Les femelles gnous profitent de la saison des pluies en début d’année pour donner naissance à de nombreux petits. Mais la pluie cesse et l’herbe se fait de plus en plus rare. Les troupeaux de gnous mais aussi d’herbivores tels les zèbres et les gazelles de Thompson décident de suivre  la mousson pour survivre. Ils migrent alors vers le nord, parcourant jusqu’à 800km !
C’est aux alentours de juin/juillet que se produit alors un spectacle incroyable. Les animaux n’ont pas le choix, ils doivent franchir la rivière Mara pour accéder aux grandes plaines vertes qui les attendent au Kenya, dans la réserve du Masaï Mara. La traversée ne se fait qu’en certains points, et pas les plus faciles. Les parois sont abruptes, le passage étroit. Et les crocodiles s’amassent pour attendre patiemment la gueule ouverte les pauvres bêtes.
Avec près de 2 millions de gnous, 400 000 zèbres et 300 000 gazelles de Thompson, les victimes sont nombreuses. Les animaux se bousculent, s’écrasent, se noient… Quand ils ne se font pas attaquer par des prédateurs. Et même les charognards tels les vautours, les chacals et les hyènes sont au rendez-vous annuel !

Ce qu’on a le plus aimé : observer beaucoup de félins et souvent actifs !

Ce qu’on a le moins aimé : l’accès au parc. Il faut bien compter 5-6 heures de route depuis Nairobi et une bonne partie se fait sur de la piste toute cabossée ! On était contents de rester plusieurs jours sur place pour en profiter parce qu’ensuite, il a fallu refaire le chemin en sens inverse pour rejoindre les autres parcs.

Parc national Tsavo

La région de Tsavo couvre une immense zone comprise entre le parc d’Amboseli et la côte océanique. Elle est découpée en deux parcs bien distincts, le Tsavo Ouest et le Tsavo Est.
L’endroit est avant tout célèbre pour ses animaux rouges, au couleur de la terre dont ils se recouvrent pour se protéger du soleil et des parasites. L’effet Waouh est garanti !
Même si les populations d’éléphants et de rhinocéros de Tsavo ont beaucoup souffert du braconnage par le passé, elles repartent aujourd’hui doucement à la hausse.
Les parcs sont immenses et peu de pistes permettent couvrir les distances. Il n’est donc pas toujours facile de croiser la route d’animaux. De très chouettes lodges sont implantés à l’intérieur permettant de profiter au maximum de son safari.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Tsavo Ouest

Incontestablement le plus beau des deux ! On trouve ici beaucoup de relief avec des collines, des cratères. On se croirait dans une pub pour Volvic. Les pistes serpentent au travers d’une végétation verte et abondante. C’est magnifique. Par contre, les animaux sont vraiment bien camouflés ! La petite surprise, ce sont des coulées de lave présentent dans certaines zones du parc. La roche noire remplace les arbres et les herbes hautes. Peu d’animaux s’aventurent ici, à l’exception de quelques oréotragues et de leurs prédateurs, les léopards. Le reste de Tsavo Ouest abrite des petits mammifères tels les damans des rochers, des primates avec les cercopithèques à collier blanc, de belles antilopes rares comme les petits koudous ou les oryx à oreilles frangées, ou encore des hyènes, zèbres des plaines, éléphants, hippopotames et de nombreux diks-diks de Kirk. Mais notre meilleur moment a été notre rencontre avec la très particulière pintade vulturine…!

Tsavo Est

Ici, les plaines arides remplacent les collines verdoyantes. On traverse de grandes étendues désertiques et bien que la perspective soit dégagée, les animaux restent difficiles à observer car très dispersés. Mais le parc abrite tout de même les plus grandes familles d’éléphants du Kenya. On y trouve également la rare gazelle de Waller, également appelée antilope girafe à cause de son (très) long cou. Petits koudous, diks-diks de Kirk, cobes à croissant, girafes masaï, chacals à chabraque, lions, zèbres des plaines habitent aussi ici. Parmi les oiseaux, nous avons même pu observer des autruches de Somalie avec leur peau grise.

Ce qu’on a le plus aimé : la petite marche à l’ombre le long de l’eau pour aller voir les sources Mzima qui alimentent en partie la ville de Mombasa. Comme toujours, il y a beaucoup de vie autour des rivières : pygargues vocifères, martins-pêcheurs pies, hérons striés, crocodiles, varans… Et ça fait vraiment du bien de se dégourdir un peu les jambes après une semaine de voiture !

Ce qu’on a le moins aimé : rouler toute une journée sous le cagnard de Tsavo Est sans quasiment rien voir !

Namibie

Parc national d’Etosha

Situé au nord de la Namibie, Etosha est avant tout célèbre pour son pan, un immense marais salant qui se retrouvera sur une grande partie de vos photos !

Ici, pas besoin de guide, vous pouvez vivre votre safari à votre rythme. Le parc abrite 5 camps et chacun regroupe des hébergements allant du simple emplacement de camping au chalet avec vue sur la savane, des restaurants, des boutiques et des stations-essence.
On se déplace avec sa propre voiture, pas besoin de 4×4, sauf peut-être en saison des pluies.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Etosha ?

On retrouve à Etosha tous les grands classiques d’un safari (éléphants, girafes d’Angola, zèbres des plaines et zèbres de montagne de Hartmann, guépards, lions, hyènes tachetées, chacals à chabraque…) à l’exception des animaux qui ont besoin de beaucoup d’eau. Donc pas de buffles, ni d’hippopotames ou de crocodiles. Mais la Namibie est aussi l’occasion de découvrir des oiseaux comme les fascinants messagers sagittaires ou les diverses outardes qui parcourent les hautes herbes, des belles antilopes telles les gemsboks et les springboks ou encore les menacés rhinocéros noirs !

Quand aller à Etosha ?

La saison sèche à Etosha correspond à l’hiver. Elle s’étend de mai à octobre. A ce moment là, il ne pleut quasiment pas et les températures sont plus douces, voire carrément froides la nuit. Le pan est très sec et forme une grande étendue blanche qui se prolonge à perte de vue. Le parc se couvre alors d’une poussière blanche issue de l’argile du marais. Les herbes basses permettent de mieux trouver les animaux qui ont de toute façon tendance à se regrouper autour des quelques points d’eau restants. Pensez à bien réserver à l’avance, on est en haute saison touristique !

En revanche, pendant la saison des pluies entre novembre et avril, c’est tout l’inverse. On est en été, les températures montent beaucoup, atteignant parfois les 40°C, et les pluies transforment le désert salin en une véritable oasis de verdure. Il y a moins de poussière mais plus de boue, ce qui peut par contre rendre la conduite à travers le parc difficile. Les animaux sont eux plus dispersés et donc plus durs à observer. En revanche, c’est le meilleur moment de l’année pour voir des nouveaux-nés, des oiseaux migrateurs en provenance de l’hémisphère nord ou même des flamants roses regroupés autour du pan !

Deux parties bien distinctes

Autrefois, seule la partie Est du parc autour du pan était accessible à tout le monde. Mais aujourd’hui il est désormais possible de traverser Etosha d’Ouest en Est, sur près de 400kms. Et avec une telle distance, on voit les paysages évoluer  d’un bout à l’autre.

A l’Est, c’est le pan et sa poussière blanche qui recouvre tout, de la végétation aux animaux.

A l’Ouest, la terre devient plus rouge et vous aurez peut-être la chance de rencontrer la rare impala à face noire ou encore le zèbre de montagne de Hartmann !

Ce qu’on a le plus aimé : les points d’eau un peu partout dans le parc mais aussi et surtout juste au bord des camps. On y passe des heures à regarder les animaux aller et venir. Même la nuit !

Ce qu’on a le moins aimé : prendre des photos avec une forte lumière, des paysages très clairs et des animaux très contrastés ! C’est clairement pas une bonne combinaison. Les photos prises à Etosha se distinguent vraiment de celles des autres parcs d’Afrique !

Si vous voulez en savoir plus sur ce pays et les animaux qu’on y a vus, découvrez notre page Namibie !

Ouganda

Quand partir en Ouganda ?

L’Ouganda se situe en plein sur l’équateur, ce qui signifie qu’ici le climat est toujours favorable. Les températures sont agréables tout au long de l’année ! Et bien que des saisons sèches et humides se distinguent, les pluies ne sont pas suffisamment fortes pour gâcher un séjour. Mieux encore, les prix chutent fortement à ces périodes là, y compris pour aller voir les gorilles, ce qui peut permettre de réaliser une belle économie.

Saison sèche : de décembre à mars et de juin à septembre.
Saison humide : d’avril à mai et d’octobre à novembre.

Les paysages changent beaucoup du nord au sud du pays. Et si nous avons eu très chaud à Kampala ou dans les plaines du parc de Murchison Falls, les forêts et les régions montagneuses du sud comme à Bwindi étaient elles beaucoup plus fraîches et humides.

Retrouvez notre itinéraire complet en Ouganda ici.
On a également partagé une jolie page Ouganda pour en découvrir plus sur le pays et ses animaux.

Forêt impénétrable de Bwindi

La parc de Bwindi est quasiment unique au monde. Il abrite près de la moitié de la population mondiale de gorilles de montagne, l’autre partie vivant dans les Virunga en République démocratique du Congo. Ces animaux sont aujourd’hui gravement menacés d’extinction et c’est en visitant le parc et en achetant un permis pour partir à leur rencontre que vous pourrez participer à leur protection !

C’est en petit groupe mené par des rangers du parc que vous partirez à pied à la recherche des gorilles. Et le nom de « forêt impénétrable » prend rapidement son sens. Mais une fois face aux gorilles, que ce soit des bébés en train de jouer, un mâle dominant de 2m de haut en train de déjeuner ou une femelle tranquillement allongée dans les buissons, on oublie vite tout le reste.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : avoir le sentiment de partir à l’aventure pour observer les gorilles dans leur habitat naturel.

Ce qu’on a le moins aimé : une fois face aux gorilles, on a 1h tout pile pour les observer. Et ça passe vraiment trop vite !

Lisez notre article « Trek aux gorille de montagne à Bwindi » pour vivre avec nous cette belle aventure !

Parc national Kibale

Kibale est un parc un peu spécial puisqu’on y vient avant tout pour observer des chimpanzés. Il abriterait aujourd’hui quelque chose comme 1 500 individus ! La rencontre est quasi assurée. Ils vivent dans une immense forêt, très dense, qui abrite également 12 autres espèces de primates, 325 espèces d’oiseaux et tout de même quelques mammifères parmi lesquels léopards, buffles et céphalophes. Mais soyons honnêtes, vous serez tellement excités de marcher à la recherche des chimpanzés, que vous devriez en oublier tout le reste !
Le trek s’effectue en petits groupes menés par des rangers du parc. Il faut impérativement acheter un permis à l’avance !

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : découvrir les primates et apprendre à les aimer ! Jusqu’ici notre expérience se limitait aux petits singes que l’on rencontre dans les endroits très touristiques d’Asie ou même d’Afrique. Mais à Kibale, la présence de l’Homme n’a pas affecté de la même manière leur mode de vie.

Ce qu’on a moins aimé : Etre rejoints par un autre groupe de touristes quand notre ranger a trouvé la famille de chimpanzés. On était vraiment beaucoup.

Découvrez l’article « Notre trek aux chimpanzés dans la forêt de Kibale » dans lequel on vous raconte toute l’aventure !

Parc national Lake Mburo

Voilà un parc qui nous a beaucoup rappelé le parc Kruger en Afrique du Sud. On trouve ici des paysages moins ouverts que dans les autres parcs d’Ouganda : des forêts d’acacias, des collines, des marécages… Bref, moins de visibilité et plus de broussailles. En revanche, les animaux y sont également plus nombreux et les espèces plus variées. On a beaucoup aimé visiter cet endroit et on le recommande.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Lake Mburo ?

Si le parc abrite peu de prédateurs (hyènes et léopards uniquement), il regorge d’herbivores ! On y a ainsi croisé nos premiers élands et zèbres des plaines, jusqu’ici grands absents du voyage. Des girafes de Rotschild y étaient également nombreuses. Mais ici, les stars sont les impalas et les mangoustes rouges qui ne vivent que dans cet endroit du pays. Pour le reste, on retrouve nos amis buffles, hippopotames, cobes à croissant, guibs harnachés, vervets tantales et bien d’autres encore.

Ce qu’on a le plus aimé : la densité d’animaux ! Les rencontres étaient nombreuses et il ne nous en faut pas plus pour être heureux !

Ce qu’on a le moins aimé : la broussaille qui se met souvent devant les animaux sur les photos…

Parc national Mgahinga

Bienvenue dans le plus petit parc d’Ouganda. On est ici dans le coin sud-ouest du pays, à cheval sur trois volcans éteints de la chaîne des Virunga. Le parc se prolonge en réalité au delà des frontières, en RDC et au Rwanda. Et pour cause, il abrite une petite population de gorilles de montagne ainsi que les moins connus, mais tout aussi rares, singes dorés (sous-espèce des cercopithèques à diadème) qui vivent dans des bambous en altitude. Des rangers guident les touristes à la recherche des petits primates. Des oiseaux et d’autres mammifères habitent le parc mais ils sont généralement difficiles à observer.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Ce qu’on a le plus aimé : voir les singes dorés sauter de bambou en bambou au-dessus de nos têtes.

Ce qu’on a le moins aimé : la brume qui est tombée alors qu’on était avec les singes et la pluie sur le chemin du retour !

Parc national de Murchison Falls

Situé au nord-ouest de l’Ouganda, Murchison Falls est le plus grand parc du pays. Il doit avant tout sa célébrité au fleuve Nil Victoria qui le traverse de part en part et forme à un certain endroit du parc des chutes hautes de 43m. A leur sommet, on s’émerveille devant le débit et la puissance de l’eau qui s’écoule difficilement au travers des rochers. A leur pied, on croise les doigts pour que la petite embarcation qui nous promène sur l’eau résiste au courant et qu’on ne finisse pas mangés par des crocodiles ! Ici, on est très loin de l’Afrique désertique. La végétation est abondante et la savane comme dans nos rêves.
Le parc abrite plusieurs lodges et un ferry traverse la rivière. Selon vos envies, vous pourrez aussi bien le visiter avec un chauffeur-guide qu’en self-drive.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Murchison Falls ?

Toute l’eau du parc attire de nombreux  animaux tels les hippopotames, les crocodiles ou encore les buffles. Mais en réalité, tout le monde vient boire au bord de la rivière  ! On observe également beaucoup d’oiseaux et en particulier la rare bec-en-sabot du Nil, un oiseau tout droit sorti de la Préhistoire qui aime la solitude !
Le parc abrite aussi des éléphants, des félins, des primates (patas, babouins anubis et vervets bleus), des girafes de Rotschild (il n’y en a pas dans tout le pays !) et de nombreuses antilopes comme les cobes à croissant ou les cobes de l’Ouganda ainsi que les ourébis et bubales rouges. Mais pas de zèbres par contre !

Ce qu’on a le plus aimé : trouver tout seul comme des grands des becs-en-sabot et les observer d’assez près pendant aussi longtemps qu’on le voulait !

Ce qu’on a le moins aimé : des prédateurs très timides qui n’ont pas voulu venir à nous.

Parc national Queen Elizabeth

A seulement 4h de route de la capitale Kampala, le parc de Queen Elizabeth est très grand. Il s’étire le long de la frontière avec la République Démocratique du Congo sans pour autant présenter d’insécurité. Ses lacs de cratère rappellent l’ancienne activité volcanique de la région et ses grandes plaines de savane arborée sont splendides. Le canal de Kazinga qui parcourt le parc, reliant deux lacs sur une trentaine de kms, est l’occasion de s’essayer au safari sur l’eau !
Mais le parc est avant tout célèbre pour son secteur sud, Ishasha, qui abrite une rare population de lions arboricoles.
Ici aussi, vous pourrez choisir de partir en self-drive ou avec un guide. Le parc abrite plusieurs lodges de qualité.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Queen Elizabeth ?

La faune de Queen Elizabeth est assez proche de celle de Murchison Falls. Autour du canal, on trouve de nombreux hippopotames et ils ne sont pas toujours ravis de nous voir approcher dans notre petit bateau. Avec eux, crocodiles du Nil, martins-pêcheurs, becs-en-ciseaux d’Afrique, pélicans ou encore jabiru… La liste est longue.
Dans les plaines, topi et cobes ougandais cotoient buffles, éléphants, hyènes tachetées, léopards ou encore lions. Mais ces derniers sont souvent bien cachés dans les buissons ou même carrément dans d’énormes arbres de type ficus. En cherchant bien, on peut les trouver en train de dormir à cheval sur les branches, dans la fraîcheur de la végétation. Avec un peu de chance, vous apercevrez peut-être même un mâle à crinière noire…!
La grue royale, symbole du pays, fréquente aussi le parc. A ses côtés, aigles huppards, circaètes, vautours palmistes, guêpiers et rolliers…
Malheureusement les grands absents du parc restent les girafes et les zèbres.

Ce qu’on a le plus aimé : les lions arboricoles en train de dormir dans les branches tels des chats sur un canapé !

Ce qu’on a le moins aimé : le parc est grand, les animaux plus dispersés. On a parfois eu l’impression de beaucoup rouler sans trop voir de bêtes et quand on en trouvait, c’était souvent les mêmes…

Zimbabwe

Quand partir au Zimbabwe ?

Le Zimbabwe est un pays tropical où l’on rencontre deux saisons distinctes :

L’hiver austral d’avril à octobre correspond à la saison sèche. Avec des températures chaudes mais agréables en journée, il faut se méfier des nuits lorsqu’on campe car elles peuvent être très froides ! D’un point de vue observation animalière, comme toujours, saison sèche rhyme avec plus de facilité. Les animaux défilent aux rares points d’eau restants et les herbes sont trop courtes pour les dissimuler. Un réel avantage !

La saison des pluies vient ensuite de novembre à mars/avril. Les orages sont fréquents et de grosses averses tropicales éclatent souvent la nuit, parfois même en journée. Les pistes deviennent alors boueuses. Un 4×4 est indispensable ! Côté températures, le thermomètre grimpe (très) rapidement. Avec une vingtaine de degrés au lever du soleil, on atteint rapidement 30°C vers 9h puis 40°C en fin de matinée ! Tout le monde en souffre : nous, les bêtes et même les locaux !

Voyager au Zimbabwe est synonyme d’aventure avec un grand A ! Les infrastructures sont assez vieillottes mais les paysages splendides et les gens extrêment accueillants, toujours très respectueux des touristes en dépit d’une situation économique compliquée. Le pays se visite très facilement en self-drive, à condition d’être prêt à affronter le bush en toute autonomie. Avec un 4×4, on se déplace partout sans aucun soucis. Les parcs nationaux abritent des campings dans des lieux bien souvent magiques, mais il est également possible de dormir en lodge. Passer votre chemin si vous cherchez un safari avec luxe et confort. Mais pour les amoureux de calme, de nature et de simplicité, le Zimbabwe devrait vous combler !

Parc national Chizarira

Chizarira est une pépite à l’état brut ! Paysages à couper le souffle, solitude, nature préservée, on est ici comme hors du temps et on se sent l’âme d’aventuriers. Le 4×4 est roi et le camping sera votre seule option d’hébergement. Mais quel spectacle ! Le parc surplombe la vallée du Zambèze et les eaux du lac Kariba au loin. Les paysages sont abrupts, on est dans la montagne avec à nos pieds gorges, plateaux et vallées luxuriantes. Chizarira consitute une étape parfaite entre les chutes Victoria / Hwange et Mana Pools.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Chizarira ?

On vient avant tout à Chizarira pour l’aventure et les paysages. Son isolement et sa tranquillité en ont malheureusement fait une cible facile pour les braconniers. Et les grands troupeaux de buffles, d’antilopes ou d’éléphants qui vivaient ici autrefois ont considérablement été réduits. Mais avec un oeil affuté, on arrive tout de même à observer parmi les arbres cobes à croissant, impalas, céphalophes couronnés, grands koudous ou même éléphants. Mais peut-être apercevrez-vous même lion, hyène tachetée ou l’un des nombreux léopards qui s’épanouissent dans le parc… Quant aux oiseaux, la montagne et les gorges attirent de nombreux rapaces. Il n’y a plus qu’à ouvrir l’oeil !

Ce qu’on a le plus aimé : le sentiment d’être ici seuls au monde, dans une nature bien différente de celle des autres parcs !

Ce qu’on a le moins aimé : Les animaux étaient très farouches et difficiles à observer dans la   végétation.

Parc national Gonarezhou

Situé dans le coin sud-est du Zimbabwe, Gonarezhou forme avec Kruger en Afrique du Sud et Limpopo au Mozambique un immense parc transfontalier permettant aux animaux de circuler librement au travers des frontières.

Gonarezhou qui signifie « the place of many elephants » en accueille plus de 10 000 individus ! Financé par la Frankfurt Zoological Society, le parc jouit de bonnes infrastructures mais surtout travaille activement à la protection de ses espèces et en particulier des grands carnivores dont le nombre avait atteint un niveau dangereusement bas il y a quelques années.

Le parc est immense et très scénique : lits de rivière, falaises… Les points de vue sont nombreux ! Ici la végétation alterne entre forêts de mopane, grands espaces boisés et étendues de sable. En revanche, au vu de l’état des routes et le franchissement obligatoire de certaines rivières, un 4×4 nous semble indispensable.

Diversité des espèces

Quantité d’animaux

Beauté des paysages

Quels animaux observer à Gonarezhou ?

Les efforts de conservation des espèces du parc payent et aujroud’hui Gonarezhou offre tous les grands classiques d’un safari. Les éléphants sont ici rois. Avec une densité supérieure à certains pays, il faut tout de même rester vigilant car nous les avons trouvés particulièrement stressés voire agressifs avec les voitures qui passent à proximité. Certains mâles sont connus pour posséder les plus grandes défenses du pays.

Les buffles, gnous ou hippopotames sont également présents. Et nos amis zèbres des plaines, girafes du Cap et phacochères ne sont pas non plus en reste. Du côté des antilopes, on trouve ici beaucoup de nyalas qui vivent à proximité de certains campings, des raphicères de Sharpe, hippotragues noirs, grands koudous, cobes à croissant, élands… Et les rochers débordent de familles de petits damans des steppes à tâche jaune.

Gonarezhou est également connu pour abriter plusieurs meutes de lycaons répartis à travers tout le parc. Les lions, léopards et hyènes tachetées sont aussi présents en grand nombre. Et petite particularité concernant les guépards, le parc abriterait certains individus très rares, appelés king cheetah. Leur nom leur vient d’une mutation génétique changeant la forme de leurs tâches et formant même des rayures sur le dos. Leur fourrure est également plus épaisse. Malheureusement leur nombre étant très limité, leur observation reste rarissime !

La bonne nouvelle, c’est que le parc accueillera au cours de l’année 2020 de nouveaux résidents : des rhinocéros noirs. Bien que sa population initiale ait été entièrement braconnée dans les années 40, et que leur réintroduction se soit soldée par un échec toujours pour les mêmes raisons dans les années 90, Gonarezhou se sent aujourd’hui prêt à tout mettre en œuvre pour défendre ses rhinocéros !

Côté oiseaux, plus de 400 espèces sont recensées ici, Gonarezhou faisant même partie des sites de reproduction privilégié du vautour oricou en Afrique australe.

attention à la saison des pluies !

Lorque nous avons visité le parc au mois de novembre, les pluies n’avaient pas encore vraiment commencées et pourtant le parc était déjà prêt à affronter la boue et les inondations. La plupart des hébergements et des routes étaient fermés. Nous avons donc dû limiter notre safari à une petite zone, ce qui était assez frustrant. Préparez donc bien votre visite en vous renseignant à l’avance par mail et dans tous les cas, visez plutôt la saison sèche !

Ce qu’on a le plus aimé : les points de vue en altitude !

Ce qu’on a le moins aimé : rouler au travers des forêts de mopane sur des pistes étroites. Les éléphants y étaient bien cachés et ni eux ni nous ne voyions venir.

Parc national Hwange

Situé à seulement 2h de route des chutes Victoria, Hwange est non seulement facilement accessible mais il est surtout le plus grand parc du Zimbabwe. Ce qui fait sa renommée, ce sont les fameux Big 5 qu’il abrite ainsi que sa très grande population d’éléphants ! A quelques pas du désert du Kalahari, les paysages alternent ici entre vlei et forêts de mopane. Beaucoup de points d’eau et d’aires d’observation sont aménagés. Et côté installations, on est ici un peu comme à Kruger : trois camps principaux sont répartis dans le parc et proposent bungalows, emplacements de camping, restaurants… Mais les plus aventuriers préfèreront privatiser un site de pique-nique pour camper la nuit au milieu des bêtes !

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Quels animaux observer à Hwange ?

Cet immense parc abrite plus de 100 espèces différentes de mammifères et environ 400 d’oiseaux. De quoi occuper ses journées ! A Hwange, on ne cherche donc pas seulement les Big 5 (lions, léopards, éléphants, buffles et rhinocéros). On vient aussi pour voir des hyènes tachetées et brunes, des guépards et tout plein de jolies antilopes comme les cobes des roseaux, les gemsboks, les hippotragues noirs, les antilopes rouannes ou même les sassabis. Avec de la chance, vous trouverez peut-être même les très recherchés lycaons !

Des points d'eau artificiels

Beaucoup de points d’eau sont ici alimentés artificiellement afin de soutenir la faune du parc au travers de la saison sèche. Mais lorsque nous y sommes allés au mois de novembre, les pluies tardant à venir, ces petites oasis ne suffisaient plus à sauver tout le monde. On a vu une quantité folle de carcasses d’éléphants. Bien souvent il s’agissait de petits qui, approchant des points d’eau complètement déshydratés et affaiblis, avaient dû être la proie des lions. Un spectacle bien triste…

Entre braconnage et chasse aux trophées

Le Zimbabwe et Hwange n’échappent malheureusement pas aux braconniers. Il arrive régulièrement que des plans d’eau entiers soient empoisonnés, décimant des familles d’éléphants. Mais parfois, tout se fait dans la légalité. Vous vous rappelez du lion Cecil qui avait été tué en 2015 par un dentiste américain envieux de sa belle crinière noire ? C’était ici, à Hwange ! Ce denier l’avait attiré hors du parc avant de l’abattre. Et comme il avait reçu un permis, il n’a donc pas été embêté par la justice. Le Zimbabwe fait malheureusement parti des 28 pays africains autorisant la chasse aux trophées.

Ce qu’on a le plus aimé : les plateformes d’observation qui surplombent certains points d’eau. Armés de nos jumelles, on pourrait y passer des heures pour observer les oiseaux les pattes dans l’eau et regarder les mammifères défiler.

Ce qu’on a le moins aimé : les forêts de mopane très denses dans lesquelles les animaux se cachent.

Parc national Kazuma Pan

Situé entre les deux grosses zones touristiques que sont Hwange et les chutes Victoria, Kazuma Pan est un havre de paix. On est ici seuls au monde et pour cause, le parc ne dispose que de deux emplacement de camping ! On s’y rend donc pour vivre quelques temps coupés du monde, au plus près de la nature. Mais rien que la route pour s’y rendre vaut le détour : se présenter à un poste frontière complètement figé dans le temps et suivre une piste qui longe la frontière avec le Botswana de si près qu’on pourrait changer de pays en un clin d’œil. On atteint alors des immenses plaines d’herbes jaunes puis des pans et des zones plus boisées dans lesquelles coulent des sources.

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Quels animaux observer à Kazuma Pan ?

Kazuma Pan a été créé comme zone refuge pour les animaux pendant la saison de la chasse. On y rencontre de nombreuses antilopes (sassabis, rouannes, cobes des roseaux, gemsbok…) mais celle que l’on cherche avant tout ici est l’ourébi, grand absent des autres parcs du pays.
Si les lions sont communs, les lycaons et les guépards sont eux plus difficiles à observer. Buffles et éléphants vivent ici en grand nombre. Mais le parc abrite également girafes du Cap, zèbres des plaines ainsi que quelques rhinocéros blancs.
Kazuma Pan est aussi un paradis pour ornithologues avec de nombreux oiseaux : grues royales, outardes à ventre noir et kori, guêpiers nains, glaréoles à collier… Beaucoup d’oiseaux aquatiques sont attirés ici par les pans.

Ce qu’on a le plus aimé : le parc est tellement isolé qu’on a quasiment passé une journée entière avant de croiser des gens ! Ici pas de porte d’entrée, de check-in, de plan… On est seuls. C’est flippant mais tellement excitant de trouver encore des endroits comme ça sur Terre !

Ce qu’on a le moins aimé : pas de plan et pas de panneaux dans ce parc isolé, pas toujours facile de trouver son chemin.

Parc national Mana Pools

Mana Pools fait partie des grands ! Ici tout est réuni pour réussir son safari : des animaux en grande quantité et des paysages sublimes. Bien que le parc soit éloigné de tout, il mérite le détour. Il est d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ! Situé au nord-ouest du pays, Mana Pools vit au rythme du Zambèze, frontière avec la Zambie. Son nom lui vient des quatre bassins permanents, jadis formés par le fleuve, qui rassemblent bon nombre d’animaux. Malheureusement, lors de notre visite, la sécheresse avait pour la 1ère fois asséché la quasi-intégralité de ces piscines naturelles. Une situation difficile pour les animaux qui en dépendent.

 Ici le safari se fait aussi bien en voiture au travers de forêts, plaines désertiques et bords de fleuve qu’en canoë ou carrément à pied. Mana Pools est en effet connu pour proposer à ses touristes des safaris à pied et sans guide ! Mais ça on ne saurait vous le recommander. On est tout de même dans une zone abritant de grands prédateurs !

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Quels animaux observer à Mana Pools ?

A Mana Pools, la proximité avec le fleuve en fait un lieu particulièrement accueillant pour de nombreux mammifères. Hippopotames et crocodiles barbotent dans le Zambèze pendant que les troupeaux d’herbivores viennent s’y abreuver : cobes à croissant, impalas, grands koudous, zèbres des plaines, phacochères, éléphants et buffles… C’est également dans ce parc que nous avons pu observer à plusieurs reprises des chacals à flancs rayés et des mangoustes rouges ! Les babouins chacma et vervets bleus sont comme toujours très présents à proximités des installations humaines. Côté prédateurs, on retrouve nos chers lions et léopards mais aussi hyènes tachetées et lycaons ! Il y aurait quelques guépards mais en petit nombre.
Les seules grandes absentes ici sont les girafes ! Quant aux rhinocéros, je ne suis pas vraiment sure que le parc en abrite encore…

Les passionnés d’oiseaux comme nous pourront également partir à la recherche des quelques 350 espèces présentes dans le parc : inséparables de Lilian, pintade de Pucheran, bucorve du Sud, oie-armée de Gambie, choucador de Meves, ibis falcinelle…

A Mana Pools, certains éléphants ne sont pas tout à fait comme les autres. Boswell, Hyrax ou encore Fred Astaire sont bien connus pour leur capacité à se lever sur leurs pattes arrières afin d’attraper les meilleures feuilles en haut des arbres !
Quant aux buffles, il n’est pas rare de croiser ici des petits groupes de vieux mâles râleurs appelés Dagga Boys, Dagga signifiant ‘sale’ !

Ce qu’on a le plus aimé : le fait que le parc s’articule autour de deux zones bien distinctes (le bord du Zambèze et Chitake Springs) très différentes en terme de végétation et de vie animale mais tout aussi belles !

Ce qu’on a le moins aimé : la longue route droite sans fin qui mène de l’entrée du parc aux infrastructures principales au bord du fleuve.

Parc national des Monts Matopos

Matopo ou Matobo signifie « tête chauve ». Et l’on comprend tout de suite pourquoi quand on rentre dans ce parc où des collines de cailloux se succèdent ! En réalité ce sont plutôt des gros rochers de granite, empilés les uns sur les autres et qui semblent tenir comme par miracle… D’ailleurs ici la devise est : « the home of balancing rocks »  !
Situé au sud de Bulawayo, 2ème ville du pays, ce petit parc est vraiment très surprenant et cumule les raisons d’y marquer un arrêt ! D’un point de vue culturel, on est ici sur un site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO afin de protéger de très anciennes peintures rupestres remontant à l’époque des San. Ce peuple de chasseurs-cueilleurs habita la région il y a plus de 2 000 ans ! Mais le parc est aussi connu pour abriter au sommet d’une de ses collines la tombe de Cecil Rhodes. Si vous aussi vous vous demandez vous aussi qui est ce monsieur, il est le fondateur de la Rhodésie du Sud, actuel Zimbabwe.

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Quels animaux observer à Matopo ?

Matopo est avant tout célèbre pour sa population de rhinocéros, aussi bien noirs que blancs. Activement braconnés à travers l’Afrique et en danger grave d’extinction, ces gros herbivores sont ici protégés par des rangers armés qui patrouillent le parc en permanence et campent même dans le bush à leur côté. Comme on avait déjà pu l’observer en Namibie, les cornes des rhinocéros sont également régulièrement coupées afin de ne pas tenter les braconniers.

Mais le parc abrite aussi de nombreuses autres espèces ! Avec ses collines rocheuses, Matopo attire de nombreux damans. Et qui en raffole ? Nos chers léopards bien sûr ! Du côté des antilopes, on trouve facilement guibs harnachés, impalas, oréotragues ou encore grands koudous. Les points d’eau réunissent quant à eux hippopotames et crocodiles. On n’oublie pas de garder ses distances ! Mais hyènes tachetées et hyènes brunes ou encore girafes du Cap et zèbres des plaines sont aussi au rendez-vous.

Ce qu’on a le plus aimé : les rhinocéros bien sûr !

Ce qu’on a le moins aimé : les animaux peuvent être assez durs à débusquer ! Cachés dans les herbes, fondus dans les rochers et disséminés à travers le parc, il faudra parfois s’armer de patience.

Parc national Zambezi

Pas facile d’attirer l’attention quand on est situé juste à côté des célèbres chutes Victoria, ces cataractes classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO qui rivalisent avec Niagara et Iguazu. Et pourtant Zambezi est un vrai petit bijou. Bordé au nord par le Zambèze, ici frontière avec la Zambie, le parc offre d’incroyables panoramas sur le fleuve et sa faune. Préparez-vous aussi à assister à de magnifiques couchers de soleil depuis votre lodge ou votre emplacement de camping ! Le safari s’effectue ici principalement le long de l’eau dans des paysages plutôt boisés. Mais il est également possible de s’en éloigner un peu pour naviguer au travers des forêts de mopane. A moins que vous ne préfériez embarquer à bord d’un bateau pour profiter de la fraîcheur de l’eau ?

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Quels animaux observer à Zambezi ?

Zambezi réunit quatre des Big 5. Ici, pas de rhinocéros ! Et même si les félins se font discrets, éléphants, buffles et hippopotames sont eux bien présents. Bien sûr, les antilopes aussi avec nos chers impalas, grands koudous, cobes à croissant ou même hippotragues noirs. Quant aux phacochères, girafes du Cap et zèbres des plaines, ils sont toujours au rendez-vous. Mais ce qui est vraiment chouette ici, c’est la possibilité d’observer de nombreux oiseaux qui vivent au rythme fleuve : martin-pêcheurs géants, spréos améthystes, guêpiers à front blanc, pygargues vocifères, vanneaux à tête blanche… La liste est longue !

Ce qu’on a le plus aimé : être si proche du fleuve Zambèze et de toute la vie animale qui lui est liée.

Ce qu’on a le moins aimé : les gros insectes qui vivent dans les mopane et volent en nuage de manière complètement erratique ! Si on avait le malheur de laisser les fenêtres de la voiture ouvertes, ils se jetaient dedans, se coinçaient dans les recoins des portières et nous criaient dessus !

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