Nos oiseaux préférés du parc Kruger

par | Fév 25, 2019

Toutes les photos de cet article ont été prises dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud. On n’a pas cherché à recenser l’ensemble des oiseaux que nous y avons observés mais plutôt à vous donner un aperçu de l’incroyable diversité aviaire qui règne dans le parc. On espère que vous apprécierez autant que nous cet univers !

Lors de notre premier safari, je dois avouer que nous étions très excités de partir à la recherche des Big 5, félins en tout genre ou même adorables zèbres et girafes. Ce qui a laissé peu de place aux oiseaux sur notre carte mémoire. Et c’est bien dommage ! Mais lors de notre second voyage, nous avons écouté les conseils avisés d’amis bien plus expérimentés que nous en safaris et nous avons un peu levé les yeux. Un nouveau monde s’est alors ouvert à nous ! On a pris conscience de l’incroyable variété qui existe chez les oiseaux. Des petits, des trop gros pour voler, des colorés, des rapaces nocturnes, des moineaux (pas si) insignifiants, des becs jaunes, des pattes rouges… Tout de suite, le safari a pris une autre dimension et c’est avec des yeux d’enfants qu’on s’est laissés porter au travers de leur univers.

Chercher des oiseaux au cours d’un safari ?!?

Le gros avantage des oiseaux, c’est qu’ils sont toujours là autour de nous. Même aux heures les plus chaudes de la journée, quand il est très difficile d’observer les animaux tapis à l’ombre des rares arbres. Et c’est sans parler des lions qui, eux, font généralement la sieste tout l’après-midi. D’ailleurs, la plupart des gens en profitent pour en faire de même et récupérer du rythme éreintant du safari ! Mais nous, on est trop excités par l’aventure et on a du mal à lâcher prise ! Alors quand les animaux se font espérer, que la chaleur nous accable et l’ennui nous guette, les oiseaux sont toujours là pour nous redonner le moral !

La chasse aux pokémons

Observer les oiseaux, c’est une chose. Il suffit d’ouvrir les yeux et éventuellement d’investir dans une paire de bonnes jumelles. Prendre les oiseaux en photo demande de la rapidité et un bon téléobjectif. Mais le plus grand défi consiste à les identifier ! Nous avions acheté pour cela un petit fascicule au supermarché de l’un des camps, qui répertorie brièvement les principaux oiseaux du parc Kruger. Il s’est avéré que ce fut le meilleur achat de notre vie ! Léger et peu encombrant, il nous a permis d’identifier une grande partie des oiseaux que nous voyions.

Pour chaque oiseau est indiqué son degré de rareté et ses principales caractéristiques, ce qui peut s’avérer très utile ! On n’a pas idée à quel point certains peuvent se ressembler. Quand vous croyez avoir trouvé votre candidat, vous vous rendez compte qu’il existe le même avec des yeux rouges, un bec jaune ou une plume turquoise… Mais une fois sûr de vous, vous pouvez cocher la case à côté du nom de l’oiseau et poursuivre votre safari.

Cependant, après plusieurs safaris, notre petit livret a commencé à devenir limitant. On en voulait plus ! Distinguer les jeunes des adultes, les femelles des mâles et (essayer de) reconnaître les espèces rares. On a donc investi dans la bible des oiseaux sud-africain…

Ensuite, notre technique est simple : dès qu’on aperçoit un oiseau, on le prend rapidement en photo histoire d’en avoir une trace. Et s’il ne s’échappe pas, on s’applique à essayer de prendre un vrai beau cliché. Ce n’est qu’après qu’on essaie de l’identifier dans le livre. Vous verrez, avoir une photo pour analyser les détails aide beaucoup !

De la couleur dans les airs

Les Rolliers

Rollier varié
Le plus grand des rolliers africains !

Rollier d’Europe
Ce petit rollier est un migrateur. Il fuit le froid d’Europe et d’Asie dès septembre pour se réfugier dans les régions au sud du Sahara.

Rollier à longs brins
Un de nos petits préférés ! Il est très territtorial et ne tolère pas le moindre intrus.

Les Calaos

Calao à bec noir
Si ce petit calao n’a pas le bec noir, c ‘est parce que c’est une femelle ! C’est là que réside toute la complexité à identifier des oiseaux : juvéniles et femelles sont bien souvent différents des mâles adultes.

Calao d’Afrique du Sud

Calao leucomèle
A ne pas confondre avec son cousin ‘Calao à bec jaune d’Afrique de l’Est’ qui a lui le contour de l’oeil noir !

Les Guêpiers

Guêpier d’Europe
Pas besoin d’aller à Kruger pour observer ce petit oiseau qui habite aussi bien la région parisienne que l’Espagne ou l’Italie !

Guêpier carmin
Ce guêpier est incroyable. Il se nourrit entre autres de guêpes et d’abeilles. Mais avant de passer à table, il leur retire leur dards ! Et en cas de ratés, il est de toute façon partiellement immunisé contre leurs piqûres.

Guêpier à front blanc
Ces guêpiers vivent au sein de colonies pouvant réunir jusqu’à 450 membres ! Elles sont généralement établies à même la paroi de ravins ou de berges abruptes de rivières qui se retrouvent alors criblées de trous.

Et tous les autres…

Le drongo brillant est un oiseau surprenant, capable d’imiter le cri de certains animaux. Et il est l’ami des suricates ! Enfin, c’est ce que ces derniers croient… La majeure partie du temps, le drongo surveille le ciel pour eux, les alertant quand un oiseau de proie approche. Pour cela, il imite leur cri de détresse. Plutôt sympa la petite bête !
Mais parfois, il abuse un peu de la situation. Après tout, quand il s’agit de manger, tout est permis ! Lorsque nos chers suricates ont gentiment creusé un joli petit trou, tout plein d’insectes à dévorer, le drongo ne résiste pas. Il crie au danger, faisant fuir les suricates. Il n’y a alors plus qu’à festoyer !

Barbican promépic
Une petite crête, un bec trapu et un sacré mélange de couleurs, difficile de passer à côté de cet oiseau sans le remarquer. D’autant plus qu’il n’hésite pas à s’approcher des habitations humaines pour chercher de la nourriture.

Touraco concolore
Son nom anglais ‘Grey Go-away Bird’ lui viendrait de son puissant cri d’alarme qui alerte les autres oiseaux de la présence de prédateurs !

Pririt molitor

Le piquebœuf à bec rouge est le meilleur ami des mammifères. On le retrouve sur les antilopes, girafes, gnous… Il se nourrit de tous les petits insectes qui les embêtent ! Parfois les pauvres en sont complètement recouverts. Ils se font littéralement picorer de partout. Les piquebœufs deviennent à leur tour de vrais parasites !

Bulbul tricolore

Choucador à épaulettes rouges
Surnommé merle métallique, ses couleurs varient beaucoup en fonction des reflets du soleil !

Martin-chasseur du Sénégal
Ce martin-chasseur n’aime guère le soleil et reste généralement à l’ombre des arbres durant la journée. La plupart du temps, il se nourrit d’insectes capturés en plein vol lorsqu’ils passent devant lui.

Hirondelle à longs brins
Ce petit oiseau vole très vite et aime les acrobaties : descente en piqué, tonneaux, vol en rase-motte. Le prendre en photo en l’air est un vrai défi !

Tarier pâtre
Encore un petit oiseau migrateur originaire de l’hémisphère nord et notamment d’Europe occidentale.

Les pieds dans l’eau

Matin-pêcheur pie
Ce petit gourmand venait d’attraper un poisson et le tapait sur la branche pour le tuer avant de l’avaler !

Jacana à poitrine dorée
Plus à l’aise sur l’eau qu’en vol, cet oiseau vit à proximité des points d’eau douce et marche sur les nénuphars à la recherche de nourriture.

Ouette d’Egypte
Cette espèce d’oie passe une grande partie de son temps à se toiletter à proximité des points d’eau !

Vanneau armé

Héron strié
Beaucoup plus petit que les hérons que l’on voit habituellement, le héron strié vit sur tous les continents à l’exception de l’Europe !

Gravelot à triple collier
Il aime se nourrir des petits insectes qui vivent enfouis dans la vase.

Oedicnème vermiculé

Jabiru

Tantale Ibis

Héron cendré

Anhinga d’Afrique

L’anhinga d’Afrique est souvent confondu à tort avec les cormorans. Il faut dire qu’il aime lui aussi déployer ses ailes au soleil pour sécher après avoir plongé à la recherche de nourriture. D’ailleurs, quand il a attrapé une proie, il la remonte à la surface, la jette en l’air et l’avale la tête la première ! Mais sa caractéristique principale, c’est qu’il nage avec seulement la tête et le cou émergés, donnant l’illusion de voir un serpent se déplacer à la surface de l’eau. D’où son surnom d’oiseau-serpent !

Cigogne épiscopale
Originaire d’Afrique et d’Asie du Sud-Est, la cigogne épiscopale se caractérise par son cou blanc aux allures de laine. Elle est aujourd’hui classée espèce vulnérable suite à la destruction de son habitat et de la chasse.

Cigogne blanche
Symbole de l’Alsace, cette cigogne s’observe dans différentes régions de France ! Les nids qu’elles construisent sont réutilisés d’année en année, toujours perchés bien en hauteur !

Marabout d’Afrique
Bien qu’appartenant à la même famille que les cigognes, le marabout d’Afrique tient d’avantage du vautour. Comme lui, il plane à haute altitude et se nourrit principalement de charognes.

Caché dans les herbes

Courvite à ailes bronzées

Outarde houppette
L’outarde houppette aime les régions arides où elle se fond dans la végétation. Elle préfère rester au sol et ne vole qu’en cas d’extrême urgence !

Autruche d’Afrique
Cet oiseau hors du commun ne vole pas. En revanche, il est capable de courir jusqu’à 70 km/h, dépassant la plupart des grands mammifères !

Outarde à ventre noir
Cette outarde se distingue des autres membres de sa famille par son très grand cou et ses longues pattes fines.

Outarde kori
L’oiseau le plus lourd au monde qui soit capable de voler ! Avec près de 20 kg, l’outarde kori ne vole qu’en cas de nécessité. Elle préfère chercher sa nourriture au sol. Lors des parades nuptiales, les mâles hérissent les longues plumes blanches de leurs cous, leur donnant à coup sûr un look unique !

Bucorve du Sud
Cet oiseau appartient à la même famille que les calaos (les petits oiseaux du début !). Avec sa peau rouge vif dénuée de plumes et sa grande taille (environ 1 m), impossible de le confondre. Il vit en petits groupes régis autour d’un mâle et d’une femelle alpha (comme les loups !). Les autres membres aident eux à la défense et à la chasse. Cet oiseau est essentiellement carnivore et préfère marcher que voler.

Pintade de Numidie
La pintade de Numidie est un oiseau qui ne vole que rarement. Elle se perche toutefois généralement dans les arbres pour passer la nuit à l’abri des prédateurs. On les observe généralement en colonies pouvant réunir jusqu’à 25 individus.

Francolin du Natal
Avec un bec et des pattes oranges, on reconnaît facilement ce francolin. Il vit généralement dans des broussailles assez denses.

Les Rapaces

Bateleur des savanes
Ce puissant rapace ne se pare de ses couleurs caractéristiques (noir et rouge) qu’à l’âge adulte (celui du dessus est un juvénile). Très adroit en vol, il parcourt jusqu’à 400 km/jour, vole jusqu’à 80 km/h et réalise d’incroyables acrobaties lors des parades nuptiales. Son alimentation est très variée : serpents, antilopes, charognes… Son excellente vue lui permet de repérer de loin ses proies. Il vole même parfois la nourriture de certains vautours en les forçant à régurgiter leur dîner !

Circaète brun
Les circaètes se reconnaissent facilement à leur large tête et épais cou. Ils se nourrissent essentiellement de reptiles tels les serpents.

Aigle ravisseur
Ces rapaces sont monogames et restent toute leur vie avec le/la même partenaire. Un couple occupe généralement un même territoire pendant de nombreuses années.

Aigle martial
Grand et puissant, l’aigle martial impressionne. Il n’hésite pas à s’attaquer à des antilopes, des varans, des cigognes, des babouins ou encore des chacals… Rien ne lui fait peur. Ces dernières années, l’aigle martial est en déclin suite à une réelle persécution des éleveurs.

Pygargue vocifère
Cet aigle vit toujours à proximité de points d’eau. Il se nourrit essentiellement de poissons qu’il pêche et partage ensuite avec son/sa partenaire. Parfois il vole les proies d’autres oiseaux comme les hérons mais la plupart du temps, il chasse à l’affût, perché dans un arbre.

Les fortes concentrations de vautours sont toujours un bon moyen de trouver une carcasse et, la plupart du temps, des félins ! Ils sont généralement perchés dans un arbre à proximité ou volent en cercles au-dessus de la bête morte. Une fois que vous l’avez trouvée, il ne faut généralement pas attendre longtemps avant de voir défiler vautours, chacals, hyènes… A moins qu’un lion ne soit caché dans les buissons, gardant un oeil sur son dîner !

Vautour oricou
Ce grand vautour passe la majeure partie de son temps à la recherche de charognes. Il est en conséquence souvent le premier arrivé sur une carcasse ! Et comme il est l’un des rares rapaces capables de déchirer l’épaisse peau de certains mammifères, c’est lui qui festoie le premier. D’autant plus qu’il s’impose en dominant face aux autres types de vautours. Et comme il est solitaire, il est rare de voir plusieurs oricous au même endroit. Donc peu de concurrence pour ces imposants oiseaux. Toutefois, ils préfèrent généralement se tenir à l’écart de l’agitation autour des carcasses en mangeant les morceaux peu nobles, laissés de côté par les autres.

Vautour africain
Parfois solitaire, le vautour africain vit toutefois la plupart du temps en colonies d’une dizaine d’individus. Exclusivement charognard, il s’aide des courants thermiques pour s’élever dans les airs dès le petit matin, à la recherche de carcasses. 

Bien qu’ils ne soient généralement pas les premiers sur une carcasse, les vautours africains se réunissent souvent par dizaines, voire par centaines et prennent rapidement le dessus sur une proie par leur nombre. A l’aide de leur long cou et petite tête, ils fouillent sans problème l’intérieur d’une plaie et peuvent nettoyer une carcasse d’antilope en moins de 10 min. Cependant, comme ils ne sont pas capables de déchirer l’épaisse peau des mammifères, il leur faut attendre la venue de prédateurs ou d’un oricou pour passer à table.

Vautour charognard
Voici le plus petit de tous les charognards d’Afrique !  Ce vautour se voit donc condamné à manger les restes dont personne ne veut, devant céder la place aux autres prédateurs. En revanche, comme c’est un finisseur, il n’a pas besoin d’enfoncer sa tête dans les carcasses et ne souille pas ses plumes. Souvent, il concentre plutôt son énergie sur des charognes de petite taille, des poissons morts échoués sur les rives ou des restes d’abattoirs, de marchés ou de décharges…

Découvrez notre guide du parc Kruger :

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1 Commentaire

  1. François Schweitzer

    Nous aussi on les a tous vu, mais dans le désordre!

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